Home ACTUALITE Que faut- il attendre du sommet extraordinaire de la CEDEAO du 27 juillet 2020 ?

Que faut- il attendre du sommet extraordinaire de la CEDEAO du 27 juillet 2020 ?

Un sommet extraordinaire de la Communauté Économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest, la CEDEAO, aura lieu le lundi 27 juillet 2020 pour discuter de la crise sociopolitique qui secoue le Mali , que faut-il attendre des ces assises extraordinaires de la CEDEAO ?

À notre humble avis la prudence doit être de mise à ce sommet extraordinaire.
La majorité des pays membres de la Communauté Economique de États de l’Afrique de l’Ouest, la CEDEAO, connaissent des difficultés socio-économiques , politiques, et sécuritaires, similaires à celles du Mali, ces sont entre autres , le manque d’un dialogue franc et constructif , la mauvaise gouvernance, les difficultés économiques et financières, qui ont engendré cette situation de crise sociopolitique au Mali.

Le sommet extraordinaire du 27 juillet 2020, se devrait de mettre à profit cette occasion, pour faire le point sur l’état d’avancement du processus électoral dans l’ensemble des pays membres, qui s’apprêtent cette année à organiser les élections générales constitutionnelles, afin d’identifier les goulots d’étranglement et de trouver des solutions consensuelles .
Le sommet pourrait examiner également la possibilité d’inciter certains pays où les tensions politiques sont en gestation, à un dialogue franc, constructif et honnête , pour permettre de parvenir à des  consensus nationaux acceptables par tous , afin d’ éviter que le syndrome malien fasse tâche huile dans toute la sous-région ouest africaine, au grand souhait des pyromanes extérieurs qui sont aux aguets, qui jouent au double jeu avec nos pays .

La CEDEAO  se devrait d’envoyer des observateurs dans tous les pays membres qui sont en train de préparer les élections générales constitutionnelles en vue d’anticiper dans le règlement des conflits électoraux, un adage dit : » vaut mieux prévenir que guérir ». L’observation des préparatifs des dites élections pourrait aider à anticiper les solutions et par conséquent, épargner nos pays des crises préélectorale et postélectorales.

La CEDEAO se devrait d’être très prudente et vigilante dans son approche du conflit interne malien. En effet, les problèmes économiques, la mauvaise gouvernance, entre autres, sont les principales causes de ce conflit politique. En outre, pour des raisons de la géopolitique et de la géostrategie, certaines grandes puissances étrangères néo-imperialistes, néo-colonialistes ,tirent les ficelles au profit de leurs intérêts sordides.

Les chefs d’Etat des pays membres de la CEDEAO ne devraient pas perdre de vue aussi dans leur haute analyse de la crise malienne, que leur volonté farouche de mettre en œuvre une monnaie commune unique africaine de la CEDEAO, l’ECO, en vue de faciliter l’intégration économique de la sous-région , pose des soucis à certains puissances étrangères qui chercheraient par des stratagèmes à créér les conditions de la dislocation de la CEDEAO. C’est un aspect qu’il faudrait prendre en compte dans toutes les analyses. Il faudrait éviter de les donner cette occasion de diviser la CEDEAO, ce qui serait inacceptable par les peuples et catastrophique pour toute l’Afrique.

Une intervention armée contre le peuple souverain du Mali, pourrait avoir des conséquences incalculables sur les pays voisins du Mali, les grands pyromanes extérieurs n’ont pas d’état d’âme, tous les moyens peuvent être utilisés par eux , pour défendre et sauvegarder leurs intérêts dans la sous-région.

La CEDEAO se devrait d’être unie, soudée, prudente, debout, courageuse et intransigeante par rapport aux intérêts des peuples souverains d’Afrique.

Nos chefs d’Etat n’ont pas droit à l’erreur, ils se devraient d’être très vigilants, visionnaires , afin de contourner certains pièges qui seraient sans doute tendus.

Les dirigeants de la CEDEAO se devraient de bien analyser la situation de la crise sociopolitique au Mali avec toute la rigueur et l’objectivité qui s’imposent car de sa résolution définitive dépendra des solutions heureuses aux autres crises latentes, dormantes, qu’il ne faudrait pas se voiler .

« L’ Afrique doit s’unir ou péril  » ,le Docteur ,Président Kwame N’Krumah, nous avait déjà averti.

Par Issoufou BOUBACAR KADO MAGAGI.

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