Home ACTUALITE Quel impact aura la mise en œuvre de la zone de libre-échange Continentale Africaine, ( ZLECAF) pour l’économie du Niger ?

Quel impact aura la mise en œuvre de la zone de libre-échange Continentale Africaine, ( ZLECAF) pour l’économie du Niger ?

Les rideaux du 12ème sommet extraordinaire de l’Union Africaine tenu du 4 au 8 juillet 2019, sont tombés. En effet, le douzième sommet extraordinaire des chefs d’État et des gouvernements de l’Union Africaine a pris fin le lundi 8 juillet 2019, à Niamey, capitale du Niger.

Trente deux chefs d’État et chefs des gouvernements ont pris part à ce sommet historique de Niamey. Le président de la république du Niger, son excellence Issoufou Mahamadou a gagné le pari malgré les obstacles et quelques imperfections mineures. 

Le président Issoufou Mahamadou s’est battu pour la tenue et la réussite de ce sommet, la mission est très bien accomplie, c’est le Niger qui gagne encore .

La Zone de libre-échange Continentale Africaine a été ratifiée et validée par 54 chefs d’État sur les 55 que compte l’Union Africaine. Seule l’Érythrée ne l’a pas fait,  mais son représentant à la conférence promet que son pays le fera plus tard.  La majorité des participants à ce sommet ont salué l’accueil empreint de l’hospitalité légendaire reconnu aux Nigériens, ils ont magnifié le leadership du président Issoufou Mahamadou. 

Le président nigérien a réussi à convaincre la majorité écrasante de pays membres de l’Union Africaine à adhérer à la zone de Libre-échange Continentale Africaine. C’est une mission bien exaltante après la prouesse réalisée avec son homologue du Ghana, Nana Akufo Addo, en réussissant à faire adhérer les pays membres de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), à adopter la création d’une monnaie commune africaine de la CEDEAO , l’ECO.

Avec le lancement de la zone de Libre-échange et la création de la monnaie commune africaine de la CEDEAO, le président Issoufou Mahamadou, Paul Kagamé et Nana Akufo Addo, sont rentrés dans les annales de l’histoire de l’Union Africaine.

Ils ont réussi à mettre notre organisation continentale, l’Union Africaine (UA) sur la bonne voie, la voie de l’intégration économique globale, la voie vers la création d’une monnaie commune unique africaine, gage d’un développement économique et social et de l’unité africaine.

C’est un exploit à saluer.

La Zone de Libre-échange Continentale Africaine est la plus grande zone de libre-échange dans le monde. Elle regroupe 54 pays, pour une population de 1,2 milliard d’habitants, avec un PIB cumulé de 3000 milliards de dollars.
La zone sera véritablement opérationnelle en 2020 .

Si notre pays met le sérieux qu’il faut , il aura contribué ainsi, avec les autres , à porter le taux d’échange commercial interafricain à 60% au lieu de 16 % actuellement .

Quelle problématique représente la zone de libre-échange continentale africaine, pour le Niger ?

La zone a porté sur certains instruments à mettre en place en vue de favoriser le fonctionnement efficient du mécanisme du libre-échange, il s’agit d’offres tarifaires en ligne, le paiement électronique, l’observatoire africain du commerce , la suppression des barrières douanières, la libre circulation des personnes, des biens et services, la règle de la certification d’origine de la marchandise etc….

Quel impact aura l’entrée en vigueur en 2020 de la zone de libre-échange continentale africaine sur l’économie du Niger ?

C’est l’enjeu le plus important pour notre pays. L’impact sera positif ou négatif selon la manière et le sérieux avec lesquels nous envisageons de rentrer dans ce plus vaste marché de libre-échange du monde.

Les entreprises industrielles les plus compétitives seront les plus bénéficiaires de ce marché.

Ceux qui produisent beaucoup plus en grande quantité des biens et des services de grande qualité à des prix compétitifs, seront les plus bénéficiaires des effets positifs de cette zone.

Les pays dont les entreprises industrielles nationales sont affaiblies par la concurrence déloyale organisée par les narcotrafiquants qui recyclent d’une part, l’argent sale dans le commerce des biens et services au détriment du trésor public et d’autre part ceux qui souffrent du poids étouffant de la fiscalité ne peuvent bénéficier des conséquences positives de la zone.

Par conséquent elles seront perdantes. D’où la nécessité pour notre pays, le Niger, de mettre impérativement en place un bon dispositif composé des experts, des véritables professionnels de l’industrie et des universitaires bien outillés sur la question du libre-échange, qui va aider nos entreprises industrielles nationales à faire face aux grands enjeux de la zone de libre-échange continentale africaine.

Il serait hautement souhaitable de ternir compte des recommandations dudit dispositif.

En effet, si le géant Nigeria, malgré ses nombreuses entreprises industrielles très compétitives, a traîné les pas avant de ratifier la convention de la dite zone de libre-échange, assortie des conditions, c’est parce qu’il a organisé une large concertation avec ses opérateurs économiques pour arrêter une stratégie commune à adopter pour bien bénéficier de la zone de libre-échange et bien défendre les intérêts de leur pays au moment de la rédaction de textes réglementaires.

Notre pays, le Niger, pour bien bénéficier de son entrée dans la zone de libre-échange continentale africaine, se devrait de prendre des mesures anticipées appropriées pour bien préparer nos entreprises industrielles privées en vue de faire face à la rude concurrence.

Entre autres, il pourrait être envisagé de créer des brigades mixtes constituées des agents des directions des régies financières, notamment la direction générale des impôts (DGI), la direction générale des douanes (DGD), la direction générale du trésor et de la comptabilité publique (DGT/CP), la Police économique (PE) à rehabiliter, la Cellule nationale de traitement des informations financières (CENTIF), en vue d’engager une lutte efficiente contre le blanchiment d’argent, les différents trafics et fraudes au Niger.

Il faut également prendre des dispositions diligentes pour alléger le poids de la fiscalité sur les entreprises industrielles privées afin de les rendre plus compétitives et plus pourvoyeuses d’emplois.

Si toutefois les ministères en charge du commerce, de l’industrie et de l’économie, continuent à observer nonchalamment les enjeux économiques qui se dessinent à l’horizon pour notre pays, nous risquerions d’entrer dans la zone de libre-échange continentale africaine, en tant que simples consommateurs des produits des autres pays mieux organisés et plus réfléchis.

La nouvelle problématique qui se pose est de savoir si les départements ministériels concernés, ont réellement les moyens nécessaires et travaillent avec les personnes ressources indiquées, des universitaires bien confirmés , compétents et les chefs d’entreprise industrielles privées concernées ?
A bon entendeur salut!

Par Issoufou Boubacar Kado MAGAGI.

3 Comments

  1. En effet, le passé de notre pays nous appris la manière, on ne peut plus claire, par laquelle l’on désignait des médiocres issus de petits groupes sociaux (tel l’attitude du colon arrivé dans nos terres, arrête, emprisonne, exécute ou déporte les véritables chefs traditionnels défenseurs des intérêts de leurs peuples et les remplacer par ses agents policiers – des va-nus-pieds sbires collabos – afin de protéger ses intérêts) placés en décideurs au dessus des meilleurs qui sont employés aux fins simples d’exécuter les ordres pour de meilleurs résultats. OR, TOUT EXCELLENT RÉSULTAT EST AU FAIT PAS PRODUIT PAR LE MEILLEUR PLACÉ SOUS ORDRE DU MÉDIOCRE QUI NE CESSAIT DE L’ HARCELER; MAIS, PAR CE DERNIER QUI REÇOIT TOUS LES HONNEURS ». Cette situation a beaucoup frustré beaucoup de citoyens quand ça n’a commencé à connaitre un brin de dénouement qu’avec le pouvoir intégrateur de tous les citoyens au même barème patriotique sous la 7ème République quand SEM le Président Issoufou Mahamadou a toujours agi en se montrant et s’affirmant toujours le sociétalement et socialement digne centriste de tous les groupes sociaux composant le peuple nigérien.

    Jour après jour, mois après mois, année après année et patiemment la plus grande part de notre population qui était autrefois lésée, marginalisée, froissée et frustrée; comprit l’essence du pouvoir qui ne peut réussir qu’à la source démocratique. Quand les africains ont compris que la voix des armes n’accorde aucunement de pouvoir légitime à des putschistes, ce ne fut que la voix des urnes qui est privilégiée et escomptée pour accéder au poste suprême de gouvernance d’une communauté, un peuple ou une nation.

    Il urge de la part de nos autorités à se pencher sur ce qui fut l’un des plus nobles combats des Soldats Libres, les Soldats de la Liberté pour la démocratie citoyenne et leurs compagnes quand ils dénonçaient l’invasion de faux diplômés nommés à des postes névralgiques près des coquilles pleines de notre pays forcé de garder la queue de peloton mondial d’IDH. Que n’y avait-on pas compris?

    La tutelle colonisatrice a trouvé l’astuce de n’assister nos pays qu’avec des intellectuellement abrutis à mentalité prostituée, ceux-là mêmes qui passent leur temps à dénicher les bons, les meilleurs et les excellents à abattre par des coups-bas franc-maçonniques en les révoquant arbitrairement, les arrêtant ou les exterminant physiquement afin que des inaptes plus dociles prennent leurs places car, sûrement pour leurs faux diplômes, ils seront des mieux serviles pour bien servir le dominateur.
    Ainsi, l’on croira que le pays vit en paix et ne manquant rien pour le seul salaire assuré mensuellement aux travailleurs payé pour le juste nécessaire vital de sa famille quand les commerçants ne manquent jamais de tout prendre en règlement des crédits et avances. Mieux vaut lever sa tête pour voir loin afin de contourner ou surmonter les obstacles qui se présentent sur le chemin vers l’épanouissement durable de la communauté. Le dominateur s’en fout de la communauté, du peuple et de la nation car Jacques Chirac a bien affirmé « UN PAYS N’A PAS D’AMI, MAIS DES INTÉRÊTS ».
    Quand le dominateur n’a que des intérêts chez nous, qu’allons-nous faire pour nous affranchir du joug de la servitude?
    1/ Empêcher quiconque des mauvais serviteurs du peuple et la nation, d’accéder au moindre lopin de pouvoir public tout en bloquant tout faux diplômé (tel un mauvais footballeur ou jockeys au course des chevaux subissant la mise à pied pour son attitude frauduleuse) qui ne mérite que d’être dénoncé au bonheur du peuple et la nation.
    2/ mettre en place, tout mécanisme de restauration de la fraternité et solidarité des composantes sociales afin d’harmoniser la nature humaine à aller dans le même sens de la même direction pour un même but: la régénération, l’entretien et l’utilisation rationnelle des bien communs au bonheur de tous les citoyens.
    3/ Accorder légalement la place qu’il faut au méritant qui se sait apte d’y tenir; faute de quoi, s’appliquer la loi des YAKUZA japonais => s’exclure soi-même en renonçant à la nomination après s’être puni selon la règle préétablie.
    3/ Oublier en bannissant l’intervention du Soldat CSRDien qui, devant les honorables représentants à l’hémicycle transitoire de l’homme aux yeux de félin – l’actuel MJGS – répondant aux questions sur sa raison de nommer que ses PACs, il répondit: « QUI NOMME (à un poste) CELUI QU’IL NE CONNAIT PAS »?
    IL FAUT QUE LE DIPLÔME DIGNEMENT ACQUIS, PRENNE SA PLACE DANS LES NOMINATIONS; autrement, ça ne servira à rien de chercher le savoir même en Chine si ce savoir ne peut servir la cause commune.

    QUEL IMPACT AURA LA MISE EN ŒUVRE DE LA ZONE DE LIBRE ÉCHANGE CONTINENTALE AFRICAINE (ZLÉCAf) POUR L’ÉCONOMIE DU NIGER?

    De mon propre avis, je réponds « AUCUN » tant que les acteurs déjà faux diplômés sont placés à des postes stratégiques pour agir en restant impunis pour leur inaptitude ou incompétence à la solde d’un groupuscule d’individus qui les épaule aux nominations au lieu de mériter grâce aux connaissances acquises sur les bancs d’écoles avant de revenir la nation.

    Je rappelle que la puissance dominatrice de nos États n’avait privilégié que des nuls et des médiocres pour décider sur les bons et les meilleurs afin que ces derniers finissent par chercher un horizon accueillant en occident où l’on espère réussir dans LA VIVANTE DIASPORA constituée d’intellectuels martyrisés qui ont étudié aux frais du peuple (impôts); hélas, gratuitement récupérés et précairement exploités par l’autre à vil salaire et toujours maltraités sous des harcèlement psychologiques les poussant aux extrêmes stress.
    Ainsi, là où gouvernent les policiers défenseurs des intérêts des puissances dominatrices, le terrain est aplani de tout obstacle quand on devient tous docile, c’est à ce moment que l’on croit tout marcher normalement! C’EST ARCHI FAUX, FAUX, FAUX! « L’on est prince que chez soi, ailleurs on devient pâture à jeter aux carnassiers », disait Zakskab.

    RESPECTONS-NOUS QUAND CHACUN ET NOUS TOUS, SE JUGE EN SE DONNANT SA PROPRE PUNITION AVANT D’ÊTRE FORCÉ À PASSER À LA BARRE DU TRIBUNAL HUMAIN POUR SE SOUMETTRE AU PESAGE DE SES ACTES ET ACTIONS SUR LES BRAS DE LA BALANCE QU’ENTRETIENT L’HOMME AUX YEUX DU FÉLIN, LE MJGS, MAROU AMADOU ». C’est ainsi que notre pays disposera d’hommes et de femmes valables et capables de connaitre notre malheureux passé, situer notre présent et prévaloir notre avenir dans la Zone de Libre Échange Continentale Africaine en restant indomptable sur toute table de négociation, réunions continentales et bien d’autres causes que l’on puisse défendre dans l’intérêt de notre pays et le peuple.

    Aux bons entendeurs, salut!

  2. Les pistes que vous donnez pour bien entrer dans la zone de libre-échange continentale africaine sont claires sans embuches.
    Vous avez joué votre partition, il appartiendrait aux décideurs politiques de prendre leurs responsabilités. L’enjeu est de taille, c’est l’avenir de notre pays qui est concerné. Ici il s’agit d’une problématique économique qui concerne le Niger. En économie le petit jeu politique ne marche pas , il y a lieu d’associer les hommes capables de bien réfléchir pour aider nos entreprises à bien rentrer tête haute dans la zone de libre- échange.
    Si nos universitaires et autres spécialistes de la chose, pourraient faire la même chose nous aurions au moins une banque des données pour bien s’en sortir.

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