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Quelle suite à l’audit du ministère de la Défense Nationale ?

Le Président de la République, chef de l’État, chef suprême des armées, a diligenté une enquête administrative, effectuée au ministère de la Défense Nationale , par l’inspection générale des services des armées et de la gendarmerie, envue de faire la lumière sur certains soupçons de malversations dans le dit ministère.

Il ressort du point de la situation faite par le ministre , de la Défense, Nationale, le Professeur, Issoufou Katambé , dans une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux, que les dégâts causés aux finances publiques sont très graves et énormes. Le montant total de perte s’élèverait à une centaine des milliards de francs CFA.

Dans un communiqué rendu public par le ministre porte-parole du gouvernement, Abdouramane Zakaria, le gouvernement du Niger a reconnu et confirmé les faits relevés par le rapport d’enquête administrative , dévoilé par le ministre de la Défense Nationale.

Il a annoncé entre autres, que les sommes dues à l’État seront impérativement remboursées faute de quoi les poursuites judiciaires seront engagées, les agents publics reconnus coupables et complices feront l’objet des sanctions administratives.

À notre humble avis ces mesures relèvent bel et bien de l’exécutif.
Quand l’exécutif transmettra au pouvoir judiciaire le dossier de l’enquête administrative, il appartiendrait au pouvoir judiciaire de se prononcer sur le présumé délit de crime économique et de délinquance financière, et de dire le droit. Ainsi le principe de séparation des pouvoirs est bien respecté.

Face à la gravité de la situation, il serait hautement souhaitable que des mesures conservatoires soient prises par les plus hautes autorités en attendant la suite qui sera donnée au rapport d’enquête définitive par la justice quand elle sera saisie.

Parmi les mesures conservatoires, entre autres, il pourrait être envisagé de proceder au recouvrement des sommes qui sont dues à l’Etat , à defaut , la saisie des biens meubles et immeubles des mis en cause, décharger aussi les agents publics, présumés coupables ou complices , de la gestion financière et administrative, procéder également immédiatement à la réorganisation de la chaîne des dépenses du ministère de la Défense Nationale, qui bénéficie de l’exception à la règle de l’universalité budgétaire, dans l’exécution normale des dépenses publiques , et de l’exception de la procédure normale de passations des marchés publics, pour des raisons d’efficacité et de la rapidité dans la mobilisation des ressources publiques , pour faire face à la situation sécuritaire .

Quelles solutions peut-on envisager suite aux limites des dérogations ?

À notre humble avis, la procédure de passation des marchés publics pour l’acquisition des matériels et des équipements, des forces de défense et de sécurité, devrait revenir au système où c’est le Président de la république, chef de l’État, qui est ordonnateur principal de toutes les dépenses d’investissement à l’extérieur du pays, après avis évidemment des services compétents des contrôles réglementaires .

Les commandes de matériels militaires devraient se faire directement à travers des industries de fabrication de matériels et équipements militaires dûment reconnues sur le plan international, les intermédiaires nationaux ne sont pas compétents pour exécuter des tels contrats.

Le génie militaire est mieux indiqué pour les achats des matériels et équipements militaires. Certains hommes d’affaires cités dans cette affaire du détournement de deniers publics, sont déjà reconnus et décriés, par toute la classe politique à cause des actes indélicats qu’ils avaient eu à poser dans les différents marchés publics dont ils étaient adjudicataires. Certains d’entre eux n’ont jamais eu à honnorer leurs engagements vis à vis de l’Etat. C’est une faute lourde de les attribuer des marchés publics aussi sensibles.

Pour protéger le dernier public contre ces prédateurs professionnels qui tiennent tête aux hommes politiques de tous les bords, il serait hautement souhaitable de dresser une liste rouge de ces derniers et les déclarer inaptes à postuler à des marchés publics.

Il faudrait désormais faire appel à une enquête de bonne moralité avant de permettre à certains fournisseurs de se porter candidats aux appels d’offres des marchés publics car la surface financière à elle seule n’est pas suffisante.

Des dispositions diligentes et utiles doivent être prises pour que, d’une part, dans l’avenir des tels crimes économiques ne se reproduisent plus et d’autre part, les dites mesures puissent servir de très bon exemple de punition.

Par Isssoufou BOUBACAR KADO MAGAGI. (Contribution Web)

2 Comments

  1. L’histoire de guri est terminé’ n’importe qui peut contredire cette mascarade c’est dieu qui fort.
    Je dis le peuple marchera sur le palais même la garde présidentielle à na mare hâbleur comment il a fait 10 ans????avec tout c mort 💀 nous refusons la mort de c innocents😡

  2. Mr. IBKM avouez seulement que vos camarades ont lamentablement décu et échoué leur deux mandats. Heureusement que c’est votre humble avis PARTISAN, car de par le mien impartial, pour pallier à ce que vous proposez « Il faudrait désormais faire appel à une enquête de bonne moralité avant de permettre à certains fournisseurs de se porter candidats aux appels d’offres des marchés publics car… » IL FAUDRAIT QUE CEUX QUI PASSENT LES MARCHES SOIENT TOUT AUSSI DE BONNE MORALITE. GURI = Association de malfaiteurs……

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