Home ACTUALITE Recrudescence des attaques terroristes dans la Région de Tillabéri: une riposte cinglante s’impose

Recrudescence des attaques terroristes dans la Région de Tillabéri: une riposte cinglante s’impose

Deux islamistes du Mujao qui occupe la ville de Gao, dans le nord du Mali, le 16 juillet 2012.
AFP PHOTO / ISSOUF SANOGO

Au moins une dizaine d’éléments des forces de défense et de sécurité nigériennes et de civils ont été tués en moins d’une semaine dans des attaques distinctes imputées à des groupes jihadistes dans la région de Tillabéri. Cette zone, frontalière du Nord du Mali est devenue depuis quelques temps la cible des attaques terroristes. En effet, depuis le regroupement des narco terroristes sous le vocable du « Groupe de soutien à l’Islam et aux musulmans« , nouvelle alliance entre jihadistes du Sahel liés à Al-Qaïda, dirigée par le chef islamiste malien Iyad Ag Ghaly, les attaques sont devenues courantes tout au long des frontières nigéro maliennes et burkinabé.

Les forces du mal attaquent sans ménagement, laissant derrière elles, mort et désolation. D’après une source de sécurité nigérienne, relayée par l’AFP, « Il y a six morts dans cette attaque terroriste d’hier », quatre membres de la Garde nationale et deux gendarmes.

« Peu après 19H00 locales (18H00 GMT), des hommes lourdement armés venus à bord de quatorze voitures tout-terrain » ont attaqué la position militaire dans cette zone. Le samedi 27 mai 2017, c’était le poste de police de Betelkoli, un poste frontalier Niger Burkina vers Téra qui a subit l’assaut des terroristes avec 3 morts. Lundi 29 mai 2017, toujours dans la région de Tillabéri, les terroristes ont abattu 2 gendarmes avant de se replier face à ces attaques récurrentes des groupes terroristes venant du nord-Mali, le pays a décrété un état d’urgence dans cette région (Tillabéri) au premier trimestre de l’année.

Le 18 mai dernier, des marchés ont été fermés et la circulation des voitures et des motos interdites dans la même région ainsi que celle de Tahoua. D’après une source sécuritaire, la riposte, hier, de l’armée et l’opération de ratissage engagées par les FDS, appuyés par l’Armée de l’Air, ont permis de neutraliser l’essentiel du groupe d’assaillants ayant menés l’attaque d’ABALA.

Du matériel emporté a été récupéré. D’autres partenaires militaires (Barkhane et MINUSMA) ont aussi contribué à la réussite de l’opération de riposte qui a permis de stopper net le repli du groupe terroriste composé d’une vingtaine de véhicule dont une dizaine qui a mené le raid. Le nord du Mali était tombé en mars-avril 2012 sous la coupe de groupes jihadistes liés à Al-Qaïda à la faveur de la déroute de l’armée face à la rébellion à dominante touareg, d’abord alliée à ces groupes qui l’ont ensuite évincée.

Les jihadistes ont été en grande partie chassés de cette région par une intervention militaire internationale, lancée en janvier 2013 à l’initiative de la France, et qui se poursuit actuellement. Mais des zones entières échappent encore au contrôle des forces maliennes, françaises et de l’ONU, régulièrement visées par des attaques meurtrières, malgré la signature en mai-juin 2015 d’un accord de paix censé isoler définitivement les jihadistes.

Pourquoi tous ses morts, pourquoi en dépit de toutes les bases militaires installées sur notre territoire, le pays continu d’être la cible de ces attaques meurtrières ?

Où sont les drones sans pilote du Ministre Hassoumi Massaoudou ; que fait les renseignements occidentaux censés nous permettre de canaliser et d’endiguer le terrorisme au Sahel.

Ces questions méritent des réponses, car avec toute cette multitude de bases militaires étrangères, notre pays continu à compter des morts suite aux incessantes incursions des narco – trafiquants pompeusement appelés groupes jihadistes. Il est aussi temps d’un questionnement sur l’utilité réelle des bases militaires étrangères sur notre territoire. Notre menace sécuritaire en tant que sous région s’appelle le Mali et ses bases militaires n’ont pas en débarrasser de cette menace.

Il appartient au Président de la République, pour l’intérêt de la sous région, de sensibiliser les pays du G5 – Sahel qu’aucune puissance étrangère ne saurait garantir notre sécurité menacée de plus en plus par des narco – trafiquants bien identifiés et se trouvant sur le territoire malien.

L’ampleur de la menace exige une mise immédiate de la force multinationale G5 – Sahel et lui garantir les conditions d’opérations dans un très bref délai pour qu’elle intervenir efficacement sur le territoire malien en vue de détruire les bases de ces narco-trafiquants qui ne sèment que la mort dans nos pays.

[author ]Namalka Bozari (Web Contributeur) Tamtaminfo News[/author]

8 Comments

  1. la solution a ce probleme, c´est d´occuper le nord mali. Car il n´ya pas d´Etat malien au nord mali. Cette zone nord est dirigée par des narco trafiquants et des milices MLA. Ces deux groupes s´entendent sur affaire. Leur capital, c´est Kidal.

  2. Putain, le soldat inconnu ne comprend pas: défendre notre intégrité territoriale si, mais, poliment, quel intérêt nous avons à mourir en défendant « démocratie», ce spectre d incohérence et de désordre , ce chiffon de loi. Je pense que si m. Issouffou continue à agir comme celui qui il vient de faire en représailles à l invité de la cedeao, « Netanyahou», son peuple se retrouvera et plongerera dans mer quand il lui recommande. Défendons nos valeurs et là, vous allez voir, sans doute, les vrais patriotes, les combattants sincères. Confiez la place de morou amadou au president de l association islamique, puis celle du procureur à un adamou bazo biss, puis vous n aurez besoin ni de barkane, ni de drone, ni protection de qui que ce soit, puis vs aurez résolu la crise sans voter un budjet colossal pour « la défense». La démocratie a perdu l acceptation des peuples du golfe ,au proche et Moyen-Orient en passant par le Sahara. Soit on la modifie en la rendant plus humaine, soit on la depasse et trouve autre alternative. Pour cela, il faut de dirrigeants courageux car aujourd’hui, les russes sont debout et les conflits deviennent rapidement internationaux, donc il faut un doct pour gérer des situations de crises locales. Je ne soutiendrai jamais la manière de bokom haram , mais en allant dans le même sens que eux nous aurons évité de les accroché et nous eviterions un bain de sang inutil pour notre peuple.

  3. Que nous sommes encore crédules nous autres africains ! Croire que les occidentaux viennent nous défendre uniquement par charité ! Quelqu’un peut-il m’expliquer l’existence séparée des 2 forces (Barkhane et Minusma) dans le septentrion malien et pourquoi Kidal est-il devenu un protectorat français dans le Mali ? La simple logique voudrait que Barkhane soit sous les ordres de la Minusma, mais pif ! Comme la France est hors de l’Onu ! En tous cas, avec un peu de jugeote, personne ne peut croire en la sincérité de la lutte anti terroriste de nos « partenaires ». A quoi joue l’Algérie, prochaine victime probable après la Libye ? Pourquoi Iyad Aghali est-il toujours introuvable ou en liberté ? Qui supportent les forces déstabilisatrices en Syrie ? Autant de questions qui méritent réflexions ! En attendant, des innocents continuent de mourir ! Nos pays ont le devoir de prendre leur destin en mains en ayant des armées dignes de ce nom avec des armements achetés librement sur le marché mondial, dans le cas contraire, parler même de souveraineté est une prétention ! Une chose est certaine au moins : ces gens-là n’ont rien à voir avec l’Islam véritable; ils servent d’autres causes : un musulman averti en vaut deux !

    1. OK C’est vrai.
      Mais c’est bien triste de constater que nous nègres croyons à la charité internationale.
      Comme on le dit nous sommes de grands sentimentaux.
      Et nous reculons devant les sacrifices.
      Comme si quelques peut mourir à notre place.
      Regardez aujoud’hui le sort que nous réservons à nos enfants dans notre système éducatif. Tout le monde sait que ça ne va pas mais on tourne en rond parce la réformes exige des sacrifices… que les acteurs refusent de supporter..

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