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Remise du rapport sur les états généraux du foncier rural au ministre d’Etat à l’agriculture et de l’élevage : Balisage du terrain pour l’élaboration d’une Politique nationale du foncier rural au Niger

Mr. Albade Abouba ministre d’Etat, ministre de l’Agriculture et de l’Elevage

Le ministre d’Etat, ministre de l’agriculture et de l’élevage, président du comité national du code rural, M. Abouba Albadé, a reçu, hier à l’hôtel Gaweye, le rapport sur les états généraux du foncier rural nigérien et la feuille de route pour l’élaboration de la politique foncière du Niger. C’était au cours d’une  cérémonie  à laquelle prenaient part plusieurs membres du gouvernement, les représentants des partenaires techniques et financiers ainsi que les organisations socioprofessionnelles du secteur rural. Le président du comité de préparation des états généraux du foncier rural, qui se sont tenus du 13 au 16 février 2018, a ainsi remis le rapport et les documents y afférents au ministre d’Etat en charge de l’agriculture et de l’levage.

Dans l’allocution prononcée à cette occasion, le ministre d’Etat a rappelé que le code rural a été mis en œuvre pendant 20 ans avec un bilan dressé en 2013 et son résultat a été validé par le comité national en 2014 assorti de plusieurs recommandations dont celle appelant à l’organisation des états généraux du foncier rural. Ceci procédant de la volonté de renforcer le « portage politique indispensable au processus foncier au Niger mais aussi à l’accroissement de l’inclusion et de l’engagement des acteurs dans les ajustements et les réformes nécessaires pour une gouvernance efficace du foncier », a ajouté le ministre.

En effet, l’idée des états généraux est née du diagnostic fait en 2013 de la mise en œuvre du code rural adopté en 1993. Ce diagnostic a posé la nécessité d’une révision visant à améliorer la gouvernance du foncier rural avec « en perspective une meilleure intégration de la vision du Président de la République en matière de sécurité alimentaire et nutritionnelle» contenue dans le programme de renaissance faisant du secteur agricole le véritable moteur du développement, a indiqué le ministre Abouba Albadé. Le ministre a rappelé que lors de l’ouverture des états généraux, le Premier ministre a annoncé que la gouvernance foncière est  à la croisée  des défis sécuritaire, démographique et climatique. Or, face à ses défis, a dit le ministre, il est indispensable voire urgent que le Niger capitalise les acquis en matière de la gestion foncière pour « approfondir les questions liées à sa gouvernance afin que l’atteinte de l’objectif faim zéro en 2021 se réalise dans des meilleures conditions ».

Le  continent africain dispose d’importantes potentialités de terres cultivables contrastant avec le taux de pauvreté le plus élevé estimé à 48% selon  la banque mondiale. Pour le ministre, il est nécessaire d’investir dans la gouvernance foncière pour améliorer les rendements, la productivité et la performance de l’agriculture en Afrique. Des pistes ont été identifiées à cet effet à savoir l’amélioration et la protection des droits d’accès aux terres, le renforcement de l’efficacité et de la transparence de l’administration foncière ; le développement des capacités de gestion foncière par des réformes et des formations.

Parlant des états généraux, le ministre a salué le travail des membres du comité de préparation, travail ayant permis de réunir plus de 300 acteurs de tout bord pour échanger sur toutes les facettes de la problématique foncière au Niger. Il a dit avoir reçu avec un réel plaisir les conclusions de leurs travaux, à savoir le rapport général des états généraux du foncier rural. M Abouba Albadé a aussi rappelé que la tenue de ces assises s’inscrit dans la logique des engagements souscrits par les Etats africains pris en 2009 lors du 13ème sommet de l’Union Africaine à Syrte en Libye de se doter d’une politique foncière.

Le ministre a souligné qu’il faut redoubler d’efforts  et de perspicacité pour mener ce processus d’élaboration de la politique foncière nationale conformément à la décision  du comité national du code rural du 8 octobre 2014 dans des délais raisonnables. D’ores et déjà, a-t-il annoncé, un comité multi-acteurs chargé de conduire le processus d’élaboration de la politique foncière nationale sera mis en place bientôt pour un meilleur suivi de la mise en œuvre des recommandations et de la feuille de route issue des états généraux. Le ministre d’Etat  a adressé ses remerciements aux auteurs  de l’important travail réalisé qui constitue à ses yeux une étape décisive pour doter le Niger d’une politique foncière nationale appropriée.

Le représentant des PTF, M Enrique De Loma Ossario, chef secteur développement rural à la délégation de l’UE a souligné l’importance d’une politique foncière nationale. Pour lui, se doter d’une politique nationale sur le foncier rural est un choix cohérent et à la hauteur des enjeux, enjeu de la sécurité alimentaire et nutritionnelle d’une population en forte croissance qui dépend largement des ressources naturelles et foncières pour son existence. M. De Loma a réitéré la disponibilité des PTF à contribuer à la matérialisation des engagements pris par les acteurs pour que la politique nationale du foncier rural soit ancrée dans la société rurale nigérienne.

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Zabeirou Moussa (ONEP)

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Un commentaire

  1. Ce machin d’union africaine.……
    Comment peut on parler d’union africaine et surtout de son indépendance quand ce machin est financé par l’Union européenne?

    Mais à l’Union dite africaine….écœuré par la corruption, un haut responsable démissionne et ce responsable n’est
    Rien d’autre que …..Daniel Batidam.
    Et…..à la ligne …

    A l’Union africaine, une démission d’un haut responsable est presque passé sous silence. En effet, le ghanéen Daniel Batidam n’a que peu apprécié les pratiques au sein des organes de l’instance africaine, et plus encore au sein du Conseil consultatif de lutte contre la corruption (CCUAC) dans lequel il siège. Il affirme avoir essayé de le faire comprendre aux différentes autorités sans succès. Face au silence assourdissant, il a décidé de démissionner.
    Une lettre de dénonciation
    Dans une lettre M. Batidam a dénoncé les pratiques au sein du CCUAC, conseil qu’il a présidé de 2015 à 2017, avant d’être élu membre ensuite. Pour lui, il y a des pratiques qui créent des “rouages d’incompétence” au sein de l’institution, pas qu’au sein du CCUAC. Comble de l’ironie, il dénonce la mauvaise gouvernance et le manque d’intégrité au sein de plusieurs organes de l’Union africaine en cette année 2018 déclarée année de lutte contre la corruption par les Etats africains.

    “Il m’apparaît qu’il y a des gens bien placés au niveau de la commission qui protègent” la mauvaise gouvernance déclarait-il à la radio RFI. Il trouve cela dommage pour le continent, surtout qu’il a écrit au président de la commission de l’Union Africaine qui n’a pas visiblement pas pris les mesures nécessaires; d’où sa démission.

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