Accueil / ACTUALITE / Rencontre d’échange entre le Gouvernement et les organisations socioprofessionnelles sur le bilan des huit années de mise en œuvre du Programme de Renaissance…

Rencontre d’échange entre le Gouvernement et les organisations socioprofessionnelles sur le bilan des huit années de mise en œuvre du Programme de Renaissance…

Le Premier ministre, Chef du gouvernement S.E Brigi Rafini a convié lundi dernier dans l’après-midi, à Niamey, l’ensemble des organisations socioprofessionnelles pour une rencontre d’échanges et de partage autour du bilan des huit années de mise en œuvre du Programme de Renaissance. L’exercice est certes fastidieux, mais il répond à deux impératifs majeurs dans un état de droit à savoir : la rédition des comptes au peuple et la permanence du dialogue avec les couches socioprofessionnelles.

La rencontre s’est surtout focalisée sur les réalisations faites pendant la période de 2011-2018 à travers une présentation du Premier ministre, appuyée par des indicateurs exposés par M. Abdoulahi Garba, coordonnateur de la Cellule d’Analyse des Politiques Publiques et d’Evaluation de l’Action Gouvernementale (CAPEG) et un film documentaire sur les résultats de la mise en œuvre du Programme de renaissance.

Les progrès remarquables enregistrés par le Niger ces dernières années sont le résultat de la mise en œuvre du Programme de Renaissance porté par le Président de la République SE. Issoufou Mahamadou. En effet, devant l’ensemble du gouvernement mobilisé, le Premier ministre, Chef du gouvernement a, dans une introduction liminaire, porté à la connaissance de l’assistance les résultats essentiels des actions menées sur la période de 2011-2018.

Ainsi, pour une compréhension claire de ces résultats, le Premier ministre a d’abord rappelé les huit (8) axes du programme de renaissance sur lesquels le gouvernement a travaillé pendant cette période et continue de travailler. Il s’agit entre autres : de promouvoir la renaissance culturelle ; mettre en place et consolider les institutions démocratiques fortes et crédibles ; assurer la sécurité des personnes et des biens ; assurer l’accès à l’eau potable pour tous ; assurer la sécuritaire alimentaire grâce à l’initiative 3N ; développer les infrastructures énergétiques et de communication ; développer les secteurs sociaux à savoir l’éducation et la santé et enfin promouvoir l’emploi des jeunes.

En outre c’est dans le cadre de la mise en œuvre de ce programme que le Premier ministre a présenté devant la représentation nationale la Déclaration de Politique Générale du gouvernement (DPG) à deux reprises. Ce qui a donné le quitus au gouvernement d’élaborer et de mettre en œuvre le Plan de Développement Economique et Social (PDES) ainsi que des programmes et des projets en exécution durant cette période.

A cet égard, la conviction du Chef du gouvernement est que les réformes voulues par le Président de la République ont été, dans leur ensemble, réalisées ou en cours de réalisation. «Durant cette période de huit ans, des progrès notables ont été enregistrés et ont permis de relever des grands défis et de conduire à des transformations réelles dans notre pays sur tous les plans. Dans tous les secteurs, les indicateurs ont connu une progression substantielle », a relevé le Premier ministre.

Dans le volet de la bonne gouvernance

Dans le domaine de la gouvernance, une quarantaine de textes de lois ont été élaborés et adoptés par la représentation nationale. Ces textes de lois ont permis en effet de consolider les bases de l’Etat de droit au Niger. En plus, dans un souci de bonne gouvernance, des efforts fort appréciables ont été déployés dans le domaine de la lutte contre de la corruption.

Les actions de l’Etat dans ce sens ont permis justement d’enregistrer des progrès importants pour le Niger notamment dans le classement de l’indice de perception de la corruption où notre pays est passé du 123ème rang en 2010 au 114ème en 2018. Ce progrès indéniable est le résultat des actions engagées par l’Etat. Parmi ces actions, on peut citer la création de la Haute Autorité à la Lutte contre la Corruption et des Infractions Assimilées (HALCIA) ; la ligne verte du Ministère de la Justice et les reformes au sein de l’appareil judiciaire.

Dans le domaine du développement social

Dans le domaine social, le secteur de la santé par exemple a enregistré des progrès réels. Ainsi, le taux de couverture sanitaire est passé de 45% en 2010 à 50,6% en 2018. Il faut aussi souligner à juste titre la baisse drastique du taux de mortalité infantile et maternel. S’agissant de l’accès à l’eau potable, les résultats sont tangibles. C’est le cas du taux de desserte en milieu urbain qui est passé de 73% en 2010 à plus de 95% en 2018.

Le nombre de points d’eau fonctionnels a presque doublé sur la même période. Quant au domaine de l’éducation, l’offre de services notamment les infrastructures, le recrutement du personnel a connu une augmentation significative à tous les niveaux du primaire en passant par le secondaire, le supérieur ainsi que la formation professionnelle.

En ce qui concerne l’emploi, on note 1.100. 000 emplois créés pendant les huit années d’exercice du pouvoir du Président Issoufou Mahamadou, soit une moyenne annuelle de 137.000 emplois. Sur le plan agricole, on peut relever aussi des progrès réels sur la production pluviale qui a enregistré une progression de plus 60% et les cultures irriguées ont augmenté de l’ordre de 300%.

De même, le secteur de l’élevage connait ces dernières années un accroissement de diverses productions animales. Par ailleurs, le volet infrastructures énergétiques n’est pas en reste. A ce niveau, la puissance électrique installée a presque doublé passant de 108 GW en 2010 à 213GW en 2018, soit une progression de 93%. Par rapport au climat des affaires, les efforts enregistrés ont permis des améliorations sensibles. A titre illustratif, le Niger est passé de la 174ème place en 2010 à la 143ème en 2018 dans le classement Doeing Business.

PM-2

Dans le domaine économique

D’une marinière générale, on peut dire que l’économie du Niger se porte bien pendant les huit années de mise en œuvre du programme de renaissance. La richesse créée a, selon le Premier ministre, connu une progression substantielle avec une moyenne 5,8%. Ces progrès économiques, a dit le Chef du gouvernement « ont permis de relever des grands défis. Ils ont permis d’enregistrer des transformations importantes dans notre pays. Il en est ainsi de la résilience des systèmes de production qui ont permis au Niger d’avoir un secteur agricole de plus en plus performant.

Grâce à la politique menée dans le cadre du programme de renaissance, nous sommes arrivés au résultat cher au Président de la République, que la sécheresse ne rime plus avec la famine. Et on s’achemine de plus en plus vers l’objectif faim zéro en 2021. Nous avons à présent un pays qui est devenu producteur du pétrole. Ce qui est une transformation importante dans la vie de notre pays », a souligné M. Brigi Rafini. En plus, la bonne santé de l’économie a permis la transformation de nos villes et grands centres urbains à travers le programme de modernisation des villes actuellement en cours de réalisation.

Une autre transformation de taille est sans conteste le processus irréversible en matière de la décentralisation. Sur le plan diplomatique, l’image du Niger est redorée à travers le leadership du pays sur la scène internationale. C’est ainsi que le Président Issoufou est plusieurs fois Champion dans les diverses initiatives africaines que lui ont confié ses pairs.

Des échanges francs et ouverts

Dans les échanges qui ont suivi la présentation, les questions touchant à la lutte contre la corruption ; le dysfonctionnement du système éducatif ; la promotion de la scolarisation de la jeune fille avec les mesures fortes pour le maintien de la jeune fille à l’école ; la loi sur le quota ; l’action humanitaire ; la sécurité pour laquelle le Niger dépense plus que prévu ont été posées par les organisations socioprofessionnelles. Tour à tour, les ministres concernés par les questions posées ont apporté des éclaircissements.
En définitive, on peut aisément constater dans la présentation du Premier ministre, tout comme dans le film documentaire projeté et les indicateurs présentés par le coordonnateur de la CAPEG, que les huit ans du programme de renaissance ont véritablement posé les fondations pour la poursuite de la construction accélérée du Niger. Une construction désormais ancrée dans la triple modernisation : sociale, politique et économique.
De la présentation de ce bilan, trois enseignements ont été tirés par le Premier ministre. Il s’agit de l’instauration d’une dynamique de bonne gouvernance au Niger ; le pays est plus en plus à l’abri de l’insécurité alimentaire avec la mise en œuvre de l’initiative 3N et enfin une économie dynamique dont les perspectives promettent un bel avenir pour le Niger.
Hier soir, le Premier ministre était devant le corps diplomatique pour le même exercice. (Nous y reviendrons).

Par Hassane Daouda (ONEP)

À propos Administrateur

Laisser une réponse

Votre adresse email ne sera pas publiéeLes champs requis sont surlignés *

*

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.