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« Rends à César ce qui lui appartient, moi je rends a Liège ce qu’elle m’a donné »… déclare Kabirou Oumarou….

Quelle est le sens de mon slogan de campagne ?  Beaucoup de personnes m’ont   interpellé sur la définition de mon slogan« Rends à César ce qui lui appartient. Moi, je rends à Liège ce qu’elle m’a donné ! ».

Ce slogan a trouvé sa source dans une histoire Biblique au temps de Jésus- Christ. (Luc 20 : 20 à 25 et Marc 12 : 13 à 17).

Ensuite, le slogan est pensé sous deux contextes :

  1. 1. Comme vous le savez, cette année, cela fait 25 ans que je suis appelé par le Seigneur. Je suis un chrétien pratiquant membre de l’Eglise UEEPN au Niger, mon pays d’origine et à Liège, je suis membre de l’Eglise protestante Baptiste Liège Dony à Saint Léonard. Tous ceux qui me connaissent savent bien que j’ai toujours fait vivre ma foi tout en respectant chaque être humain loin de tout conflit.

Dans ce contexte, j’ai remarqué que beaucoup de chrétiens ne s’intéressent pas à la politique.

En Belgique, depuis 1830, la séparation de la religion avec l’état était instituée.

Et compte tenu de la difficile cohabitation que ces deux institutions ont vécue dans le passé, le fossé entre elles s’est profondément creusé au fil du temps.

Les chrétiens qui participent pourtant à la vie sociale, comme moi, ont progressivement cultivé une réserve et une certaine méfiance vis –à-vis de l’état et de ses institutions.

Même le basculement vers l’instauration du système démocratique dans la gestion de l’état en 1831, soit un an après l’indépendance, n’a pas aidé à changer le regard des chrétiens sur la politique.

Et au fil du temps, des scandales, des malversations, des comportements non honorifiques des hommes et des femmes politiques, etc. n’ont pas aidé les chrétiens à considérer la politique comme un type de gestion et de participation citoyenne, au même titre que s’occuper de son quartier, de son club sportif, du bien-être humain, animal et végétal, etc.

A cela s’ajoute la non prise en compte progressive de « l’humain » par les autorités politiques dans les différentes politiques sociales. L’humain est acculé par des mesures draconiennes.

Résultat, le mot « politique » est diabolisé et banni dans les langages et habitudes des chrétiens et de bon nombre de citoyens.

Dans ce cas, dire aux chrétiens et autres citoyens partez voter, le message ne passerait pas.

Beaucoup abandonne !

C’est à peu près à cette période que l’histoire de ce slogan est arrivée !

Nous étions alors dans une période de pleine crise, à un moment où les autorités romaines de l’époque cherchaient à inculper Jésus, une période où ces autorités envoyaient des scribes et autres docteurs de la loi suivre ses discours de Jésus, pour les analyser et les scruter minutieusement afin de trouver un moyen pour le condamner et le crucifier avant son heure.

Et voilà pendant qu’il est dans une foule, une question lui a été posée par un de ces scribes : Maître, est-il permis, oui ou non de payer l’impôt aux autorités publiques ?

Ces envoyés attendirent à ce que Jésus –Christ tranche, marque et autorise la désobéissance des autorités par les chrétiens, car ceux –ci, au même titre que Jésus étaient acculés par le paiement intempestifs des impôts, des taxes et étaient soumis à des maltraitances et des règles autoritaires de tout ordre.

Mais Jésus, voyant la russe de ces personnes et leur piège, a évité un acte qui pourrait diviser le peuple d’un côté et les autorités de l’autre.

Car, voilà une occasion unique que Jésus devrait saisir pour saccager la politique romaine de l’époque puisque  le contexte le permettait : la liberté restrictive de parler de Dieu, peur du jugement, etc. Il ne l’a pas fait. Il a tout simplement refusé d’opposer ceux qui les suivaient au pouvoir d’état.

Il a donc demandé de nous montrer une pièce de monnaie. On l’a montré et il a posé cette question « De qui porte –t-il l’effigie et l’inscription ? ». On lui a répondu « de César ». (Le Roi de l’époque) et il a donné cette réponse rendue célèbre :

« Rendez à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu. » (Marc 12 : 17).

Mais par sa réponse, il a reconnu la place et le rôle de chacun.

Malgré le caractère obligatoire du vote en Belgique, il n’est pas rare de constater que certains chrétiens ou citoyens préfèrent payer l’amande que d’aller voter ou alors quand ils votent, leur vote est blanc.

Conséquences :

–       – D’autres personnes décideront à notre place.

–       – Ou alors dans le cas de vote « blanc », d’autres personnes qui mettront en mal notre économie, nos valeurs, etc. seront élues même avec un score de participation faible.

–      –  C’est le cas en France où le parti d’extrême droite est arrivé en tête aux élections régionales de 2015 avec un taux de participation très faible.

–       – C’est la politique qui décide des politiques en matière de famille, d’éducation, de liberté individuelle et collective y compris celle du culte, etc.

–       – Lorsque des dirigeants peu soucieux du quotidien de la population arrivent au pouvoir, ce sont des politiques d’austérité, de mal –gouvernance qui sont imposées. De ces systèmes, naissent des conflits sociaux, l’instabilité sociale, etc.

Quelles sont les solutions ?

–       Mobilisez – vous pour demain et faites un vote utile. Vous êtes libres et prenez-en toute votre responsabilité.

–       – Avant « d’être chrétiens », nous avons été avant tout citoyens.

–       – Nous devons nous occuper de la gestion de notre Cité.

–       – Rappelons qu’Abraham Lincoln disait que la démocratie est « le gouvernement du peuple, par le peuple, pour le peuple ».

–      – Ailleurs, ils n’ont pas la possibilité d’exercer ce droit ou s’ils en ont accès, les verdicts des urnes ne sont pas respectés.

–      – Dans certains pays, les autorités élues refusent de jouer le jeu démocratique en refusant d’organisation des alternatives possibles.

–       En Belgique, nous avons la possibilité de choisir nos dirigeants librement et de les sanctionner aux prochains votes, …

–  Pourquoi ne pas saisir cette occasion ? Prier, oui, et exploser le score de participation électorale, avec un vote utile pour le bien être de nous tous et la promotion de notre valeur et encore mieux.

–       Nous pouvons aussi prier pour les dirigeants de tous ces niveaux politiques.

Ce message s’adresse aussi à tout citoyen désireux du bien –être commun.

Cette première partie de mon article explique la première partie de mon slogan :

« Rends à César ce qui lui appartient… »

  1. Le deuxième contexte de mon slogan reflète mon histoire avec la Ville de Liège.  «…Moi, je rends à Liège ce qu’elle m’a donné ! ».

Dans le cadre de mon travail de la prévention de la radicalisation des jeunes en milieu social et de la lutte contre la discrimination basée sur l’origine, la couleur de la peau, l’orientation sexuelle, etc. j’ai eu la chance de rencontrer plus de 4000 jeunes et plus de 1000 adultes issus de l’immigration.

Beaucoup de ces personnes quasi victimes de la discrimination de la part de quelques individus ont connu avoir au moins commis un acte de violence sur d’autres personnes,  un acte de vandalisme sur les infrastructures communes ou ne pensent jamais travailler pour payer l’impôt dans ce pays tant que la discrimination ne cessera pas à leur encontre. Plus interpellant encore, elles ont la sensation qu’on ne les considère pas comme membres à part entière de cette société. Alors, à quoi bon ?

Pourtant, des dispositifs sont mis en place pour que ces personnes puissent être accueillis, formées et réussir leur intégration sociale et professionnelle.

Cependant, la société (y compris les quelques peu d’individus qui discriminent) reçoit peu de retour positif de la part des personnes qui réussissent leur intégration dont ma modeste personne.

C’est pourquoi, tout au long de ma campagne, j’ai voulu relever cela. Montrer aux citoyens que oui, il y a ceux qui se sentent chez eux, qui sont reconnaissants et fiers de leur pays d’accueil et de leurs villes d’adoption.

La Belgique m’a accueilli et Liège m’a adopté. Il me reste de rendre ce qu’elle m’a donné. J’ai une dette envers la Ville de Liège.

C’est pourquoi, je mettrai toutes mes compétences acquises au rayonnement de cette ville à travers de nombreux projets que j’ai cités sur mon blog (voir en fin de l’article).

Moi qui suis croyant, je prends cela comme un commandement car Jérémie 29 : 7 a dit ceci :  « Recherchez le bien de la Ville où je vous ai menés en captivité, et priez l’Eternel en sa faveur, parce que votre bonheur dépend du sien ».

Merci de me permettre de servir ma ville.

À propos de l'Auteur

Kabirou OUMAROU Candidat aux élections communales d’octobre 2018 24ème au titre du CDH Ville de Liège Tel : +32 (0) 491 13 95 51

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3 plusieurs commentaires

  1. La politique est un jeu des ambitieux,soit de l’argent ou de maintenir l’ordre sociale.
    Nicodème n’a rien compris lorsque Jésus lui a dit d’aller se renaitre à nouveau.
    C ‘était juste synonyme de se libérer du bien mal acquis. Les chrétiens sont apolitique parce qu’il soutiennent plus la valeur spirituel que matériel et tel est la vrai richesse d’un Homme.

    La sensibilisation est une bonne chose mais il faut que vous parvenez a faire savoir à ses Chrétiens qui ils sont afin qu’il pusse avoir de l’ambition et d’objectif politique..

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