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Sécurité routière et accident de circulation à Niamey:

Le samedi 10 et dimanche 11 novembre 2018, les services d’urgences de l’Hôpital National de Niamey (HNN) n’ont admis aucun patient
surtout les accidentés. Les lits étaient vides, dans les salles il n’y a que les agents de santé assis.  Cette situation est inédite, car selon le Médecin Chef des services d’Urgence, Dr. Guemou Ado, depuis 1999 qu’il travaille à l’Hôpital National de Niamey, mais il n’a jamais vu cela.  Chaque jour, les services d’urgence sont bonSécurité routière et accident de circulation à Niamey :  Aucun cas n’a été admis aux services d’urgence le weekend passé !

dés des malades accidentés, à même le sol.  Ce qui fait croire aux patients qu’ils sont mal accueillit et mal pris en charge.  Aujourd’hui, il faut reconnaitre que le retour du système des gardes et permanences dans les centres de santé de la périphérie, imposé par le Ministre de la Santé Publique, Dr. Illiassou Idi Mainassara et le retour de l’application de la loi portant sur le port de casque et la ceinture de sécurité ont contribué à une réduction des accidents dans la ville de Niamey.

Depuis quelques mois, du fait de la fréquence élevée des accidents de circulation dont les dégâts sont très souvent dramatiques (décès sur le lieu même, pertes des membres, traumatismes crâniens etc.), a poussé les autorités de la Ville de Niamey à appliquer la loi, de réinstaurer le port du casque obligatoire pour les conducteurs à deux roues ou moto et celui de la ceinture pour les conducteurs à quatre
roues.

En effet, tout conducteur de véhicule à deux  roues pourvu d’un moteur thermique (motocyclette, vélomoteur ou cyclomoteur) doit porter un casque de sécurité. Les passagers pris en charge sur ce genre de véhicule sont également soumis à la même obligation. Il se trouve  que depuis des années, avec le laxisme observé à propos de l’obligation de la ceinture de sécurité et du casque, notre pays a payé
un lourd tribut des accidents de la route devenus quasi-quotidiens, aussi bien dans nos villes que sur nos routes.

On n’a pas besoin d’interroger les chiffres pour se faire l’idée de l’urgence d’agir pour arrêter l’hécatombe.  Dans plusieurs cas d’accidents, même les plus spectaculaires, on a pu constater que des vies ont été épargnées parce que les usagers portaient leur ceinture de sécurité, leur évitant ainsi d’être éjectés puis écrabouillés. C’est également le cas avec le casque dont le port s’impose comme un geste qui sauve la vie pour les usagers des deux roues. Nul n’ignore qu’en cas de choc d’une moto contre une automobile ou tout autre obstacle, le premier danger qu’en court l’usager est un traumatisme crânien.

On connait déjà la puissance et la réputation qui entoure les nouvelles motos de marque  »Kasea »,  »Apache »,  »Haoju » et autres grosses cylindrées ayant endeuillé plusieurs familles.  Associés à la puissance de ces motos, l’imprudence des conducteurs, manque de la formation en conduite et le défaut de casque constituent un cocktail mortel pour les usagers. Pour que cette décision soit respectée par les usagers, il a fallu que le premier responsable  de la ville de Niamey, M. Mouctar Mamoudou exige de la Police Routière d’appliquer dans toute sa rigueur, les dispositions du décret du 16 juin 2017 portant modalité d’application de la loi du 8 novembre 2014, portant code de la route, précisant que « le port de la ceinture de sécurité est obligatoire dans les véhicules en circulation dans les agglomérations et en rase campagne.

Le port de casque de protection est obligatoire pour les conducteurs et les passagers des cyclomoteurs, des vélomoteurs, et des motocyclettes ».  Aussi, il a invité les usagers à se conformer à cette  réglementation, « faute de quoi, les services de la police routière appliqueront la loi dans toute sa rigueur.  Cette décision est favorablement accueillie par la majorité des usagers estimant que le port de la ceinture de sécurité et de casque a réduit considérablement le taux  d’accidents.  C’est ce qui illustre cette situation exceptionnelle de HNN du samedi 10 au dimanche 11 novembre 2018, où aucun cas de traumatisme crânien dû à un accident de circulation n’a été admis aux services d’urgence.

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MATI SAHIROU Salamatou (LE TEMPS N° 134)

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2 plusieurs commentaires

  1. Barka,

    Il faut maintenant s’attaquer aux autres problèmes de la nation. Si on appliquait la loi et rien que la loi, nous allons ensemble réaliser de belles choses pour ce pays.

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