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Seini Oumarou, 65 ans, président du MNSD-Nassara

Seini Oumarou © Tagaza Djibo/J.A.

Seini Oumarou © Tagaza Djibo/J.A.

Dans la majorité, dans l’opposition comme dans la société civile, qu’elles soient ou non candidates aux législatives ou à la présidentielle, certaines personnalités s’imposent. Leurs avis et leurs choix seront déterminants pour l’issue des prochains scrutins. Seini Oumarou est président du MNSD-Nassara.

Arrivé deuxième à l’issue de la présidentielle de 2011, avec 41,96 % au second tour, le président du Mouvement national pour la société de développement (MNSD-Nassara, l’ancien parti-État créé par Mamadou Tandja) et chef de file de l’opposition compte bien contrecarrer la volonté de Mahamadou Issoufou d’accéder à un deuxième mandat, malgré la crise traversée par son parti depuis août 2013, où il avait finalement renoncé à la fusion avec le Mouvement démocratique nigérien (Moden-Lumana), de Hama Amadou.

Seini Oumarou est l’un des principaux signataires de la déclaration du 17 août, par laquelle une trentaine de partis, syndicats et ONG demandent au président Issoufou « l’organisation d’élections inclusives, libres, transparentes, équitables », et l’un des leaders de la coalition d’opposition, le Front patriotique républicain (FPR), créée le même jour avec Mahamane Ousmane et Hama Amadou. Seini Oumarou fit d’ailleurs son entrée en politique comme conseiller spécial de ce dernier, en 1995, après une dizaine d’années en tant que cadre à la Nigelec, la compagnie nationale d’électricité, puis en tant que directeur général de sa propre société, l’Entreprise nigérienne de transformation de papier (Enitrap).

Ministre du Commerce, de l’Industrie et de la Promotion du secteur privé (1999-2004), puis de l’Équipement (2004-2007), il sera à son tour Premier ministre, de juin 2007 à septembre 2009, avant de démissionner pour se présenter aux législatives. En janvier dernier, il a publié un Livre blanc sur les institutions de la République, dans lequel il dénonce notamment la partialité de la Cour constitutionnelle au profit de l’actuel président – ce qui lui a valu une brève interpellation, à la mi-février.

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Par Mathieu Olivier (Jeune Afrique)

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