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Séjour du Président Issoufou Mahamadou à Nouakchott pour le 31ème Sommet de l’Union Africaine 2018 : Année de lutte contre la corruption’’

Le Président de la République, Chef de l’Etat,  Issoufou Mahamadou, séjourne depuis le samedi 30 juin 2018, à Nouakchott, en République Islamique  de Mauritanie, où il prend part à la 31ème Session ordinaire de la Conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement de l’Union Africaine (UA). Dès l’après-midi du jour de son arrivée, le Président de la République, Champion de l’Union Africaine (UA) pour la Zone de Libre Echange Continentale Africaine (ZLECA), a pris part, au Centre de Conférences de Nouakchott, à une Réunion de Haut Niveau sur les Femmes au Pouvoir, co-organisée par l’Union Africaine et l’Union Européenne(UE).

Cette rencontre axée sur les questions liées au genre en Afrique, présidée par le  Président du Rwanda, SEM. Paul Kagamé, Président en exercice de l’UA, s’est déroulée en présence notamment de la Vice-Présidente de la Zambie SEMme Inonge Mutukwa Wina, du Président de la Commission de l’UA, M. Moussa Faki Mahamat, de la Secrétaire Générale Adjointe de l’ONU, Mme Amina Mohamed, et du Commissaire Européen au développement et à la Coopération Internationale, M. Neven Mimica.

L’autonomisation de la femme, le mariage précoce des filles, les mutilations génitales féminines, les tâches ménagères dans des conditions pénibles, la scolarisation de la jeune fille, les contraintes diverses et autres violences subies par les femmes, ont été entre autres, abordées par les panelistes dont le Président Issoufou Mahamadou, dans une intervention.

Pour le Chef de l’Etat, le Niger a mis en place plusieurs programmes pour accroître l’autonomisation des femmes et lutter efficacement contre les violences et les préjugés liés au genre. C’est ainsi qu’il s’est appesanti « sur le plan programmes de développement et d’accompagnement l’autonomisation des femmes est prise en compte dans la stratégie à intitulé la Stratégie de Développement Durable et Croissance Inclusive SDDCI fixant les orientations à long terme de développement du pays ainsi dans le programme de renaissance du Niger 2016-2021 et le Programme de développement économique et Social PDES 2017-2021.Il en est de même pour le documents de politiques tels que la Politique Nationale de Genre (PNG) adoptée depuis 2008 et révisée en Août 2017, La Stratégie Nationale de Prévention et de Réponse aux Violences Basées sur le Genre au Niger adoptée en 2017,La Stratégie Nationale d’Autonomisation Economique de la Femme (SNAEF) validée en 2017, la Stratégie Nationale d’éradication de la fistule génitale féminine.

De plus plusieurs programmes et projets contribue à l’atteinte des objectifs fixés en matière de lutte contre les violences basées sur le genre et la promotion et l’autonomisation des femmes.

Ces programmes visent à faire du Niger: « un pays exempt de VBG  où les hommes et  les femmes, les filles et les garçons vivent dans la paix, l’harmonie et sans  discrimination. »

Le Président Issoufou a entre autres  cité : Le programme de prise en charge holistique des Violences Basées sur le Genre (VBG):

Cette  prise en charge comprend tous les services dont la survivante a besoin à travers les aspects psychosocial, médical,  juridique et judiciaire,  socioéconomique dans le sens d’une autonomisation qui réduit la vulnérabilité de manière durable.

Initiative pour les Adolescentes du Niger « ILLIMIN » qui a pour objectif de réduire le mariage des adolescentes et retarder les grossesses précoces. Cette initiative cible les adolescentes âgées de 10 à 19 ans mariées ou non mariées, déscolarisées et non scolarisées.

Initiative Ecole des Maris qui vise l’implication des hommes et des garçons dans la Santé de la Reproduction (SR).

A travers cette initiative, les maris instaurent le dialogue au sein du couple, assurent une meilleure compréhension de l’importance de la santé des femmes et des enfants et  accompagnent leurs épouses aux centres de santé.

Programme d’Autonomisation de la Femme et Développement Local (AFDEL), vise le renforcement des capacités des femmes à travers la formation, la dotation en équipement d’allégement des tâches, la réalisation d’Activités Génératrices de Revenus et l’intégration du genre dans la planification locale.

Programme Conjoint pour accélérer l’Autonomisation Economique  des Femmes et des Filles en Milieu Rural.

Programme Mata Masu Dubara (MMD), il vise la satisfaction des besoins pratiques et stratégiques des femmes (Participation politique, accès sécurisé à la terre, VBG, scolarisation de la jeune fille, Santé sexuelle et reproductive, Nutrition, sécurité alimentaire, résilience).

Programme de Protection de l’Enfant à Base Communautaire

Rencontres au sein des villages et inter-villages organisées qui offrent l’opportunité aux femmes et filles de s’exprimer en public ; partager les connaissances acquises ; s’engager à travers des déclarations publiques sur l’abandon  des Pratiques Traditionnelles Néfastes et pour la scolarisation de la jeune fille.

Programme d’intégration du genre dans les actions humanitaires qui vise la prise en charge holistique des femmes survivantes des attaques terroristes de ‘’ Boko Haram ‘’ à Diffa.

En plus de ces programmes le Gouvernement a pris des dispositions pour rendre l’école obligatoire jusqu’à l’âge de 16 ans en particulier pour les jeunes filles.

L’objectif  de l’école gratuite et obligatoire jusqu’à l’âge de seize ans répond également  à un impératif social : l’école doit être un ascenseur social pour tous les enfants. Elle doit favoriser l’égalité, notamment celle du genre. Celle-ci constitue une de nos préoccupations majeures, car maintenir la jeune fille à l’école, au moins  jusqu’à l’âge de seize (16) ans, c’est contribuer à la création des conditions de la transition démographique dont le Niger a tant besoin. Par ce biais, en effet, on met fin aux mariages précoces et donc aux naissances précoces. Les actions que nous avons engagées au Niger consistent à changer la situation socioéconomique des filles et des femmes relativement à l’éducation, à la santé, à leur rôle dans l’économie et à la prise de décisions. Ces trois secteurs sont en effet ceux dans lesquels existent les défis les plus persistants pour réaliser l’objectif d’une participation adéquate des femmes au développement dans notre pays ».

Dans la matinée du dimanche, 1er juillet 2018, s’est ouverte, la 31ème Session ordinaire de la Conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement de l’Union Africaine (UA au Centre de Conférences de Nouakchott, sous la Présidence du Président du Rwanda, Paul Kagamé, Président en exercice de l’UA en présence notamment du Président de la République Islamique de Mauritanie, Mohamed Ould Abdel Aziz, hôte du Sommet et du Président de la République, Issoufou Mahamadou.

Cette rencontre qui prendra fin ce soir, 2 juillet 2018, a été marquée par plusieurs allocations notamment celles du Président mauritanien, du Président de la Commission de l’Union Africaine M. Moussa Faki Mahamat et du Président en exercice de l’UA. Le Représentant de SEM Mahmoud Abbas, Président de l’Etat de Palestine, Président du Comité Exécutif de l’Organisation de Libération de la Palestine (OLP), le Secrétaire Général de la Ligue des Etats Arabes M. Ahmed Aboul-Gheit et la Secrétaire Générale Adjointe de l’ONU, Mme Amina Mohamed  ont également prononcé des discours lors de la cérémonie officielle d’ouverture. Cette conférence a pour thème: « 2018 : année de combattre la corruption, une option viable pour la transformation de l’Afrique ».

Le projet de réforme de l’UA, piloté par le Président Paul Kagamé,  le Sahara occidental, la sécurité dont la situation au Sahel et dans plusieurs pays du continent et  le Budget 2019 de l’UA, sont, entre autres,  à l’ordre du jour  de  ce sommet. Les autres questions sont : la négociation d’un nouvel accord de coopération entre l’Union Africaine et l’Union Européenne, les questions de l’intégration notamment la Zone de Libre Echange Continentale Africaine (ZLECAf), dont le Président Issoufou Mahamadou en est le Champion,

Dans un discours, le Président de la   Commission de l’UA a indiqué que ce sommet se tient à un moment marqué par « le lancement de nombreux et ambitieux projets, qui ont suscité une forte attente. » M. Moussa Faki a toutefois noté que « dans le même temps, nous sommes confrontés à de multiples défis », soulignant, entre autres, la nécessité « d’accélérer .la cadence de la réforme institutionnelle de notre union. » « Depuis ma prise de fonction, mon message a été le même : la réforme est une condition existentielle de notre union », a-t-il rappelé.

En ce qui concerne l’entrée en vigueur de l’accord sur la Zone de libre-échange, le Président de la Commission de l’UA a affirmé que « le Kenya, le Ghana, le Rwanda et le Niger ont montré la bonne voie en déposant leurs instruments de ratification de l’accord sur la ZLECAf.»

Evoquant les questions de paix, de stabilité et de sécurité « qui demeurent une préoccupation majeure sur le continent », M. Moussa Faki a renouvelé « l’engagement solidaire de l’Union Africaine avec les pays du G5 Sahel. » L’année 2018 étant déclarée ‘’Année de lutte contre la corruption’’, M. Moussa Faki a dit que « la célébration du 11 juillet de chaque année comme journée de lutte contre la corruption devrait permettre d’impliquer tous les segments de notre population dans ce combat. »

Dans son discours d’ouverture, le Président de l’Union Africaine a remercié le Président Mohamed Ould Abdoul-Aziz, le Gouvernement et le peuple de Mauritanie pour avoir abrité ce sommet et pour la chaleureuse hospitalité des mauritaniens.

Après avoir indiqué que le budget 2019 de l’Union est en baisse de 12 pour cent par rapport à celui de l’année 2018, M. Paul Kagamé  a noté qu’avec le retour de la confiance dans ses finances, l’UA, est en mesure de s’engager dans un partenariat  à long terme avec le Conseil de Sécurité des Nations Unies, pour un financement stable des opérations de maintien de la paix  en Afrique.

Après la cérémonie d’ouverture, les dirigeants africains ont examiné, lors d’une session à huis clos, le rapport de  Paul Kagamé, leader pour la réforme institutionnelle de l’UA, sur la mise en œuvre de la Décision Assembly/AU/Dec.635 et le Rapport de Issoufou Mahamadou, leader pour les questions liées à la ZLECAf). Cette réforme doit rendre l’UA plus efficace en accélérant le processus de décision en son sein et en s’assurant que ses résolutions soient appliquées.

Les Chefs d’Etat ont également examiné deux rapports du Président de la Commission portant respectivement  sur la question du Sahara Occidental et sur la position africaine commune sur les ACP post-2020. Le rapport d’activité du Conseil de paix et de Sécurité (CSP) sur l’état de la paix  et de la sécurité en Afrique et le rapport du CSP sur la mise en œuvre de la feuille de route de l’UA sur les mesures pratiques à prendre pour faire taire les armes en Afrique d’ici 2020 ont également été examinés par le Sommet.

Ce matin, 2 juillet 2018,  les Chefs d’Etat, au cours de leur séance à huis clos, vont examiner et adopter des projets d’instruments juridiques ainsi que le budget de l’Union Africaine pour l’année 2019. Lors d’un déjeuner de travail interactif, dans l’après-midi, avec M. Emmanuel Macron, Président de la République française, les dirigeants africains vont se pencher sur le financement des opérations de soutien à la paix sous conduite de l’Union Africaine autorisées par le Conseil de Sécurité des Nations Unies.

À propos de l'Auteur

(Tamtaminfo news d’après la correspondance de l’attaché de presse du Président de la République)

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