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Session inaugurale du 2ème mandat du Conseil Economique et Social (CESOC): le Président Issoufou condamne fermement le repli identitaire et les comportements malveillants…

IssoufouLunette2017Le Président de la République, Chef de l’Etat, Issoufou Mamadou a présidé lundi au Palais des Congrès de Niamey, l’ouverture officielle de la  session inaugurale du Conseil Economique, Social et Culturel (CESOC), pour le mandat 2017-2022.

En ouvrant les travaux de cette 2ème mandature du CESOC, le Président de la République a  tenu d’abord à rendre un vibrant hommage à Feu Moumouni Djermakoye, président du CESOC lors de la 1ère mandature,  décédé le 19 novembre 2017.

La disparition de cet homme est une perte immense pour le Niger, a déclaré le Président Issoufou Mahamadou.  En tant que soldat d’abord, ensuite en tant qu’homme politique, Moumouni Djermakoye,  a dit le chef de l’Etat, «est un Homme intègre, pétri d’esprit de consensus, soucieux de la préservation de la paix et de l’unité nationale », entre autres qualités.

Parlant du rôle et de la mission du CESOC, le Président de la République a indiqué qu’au cours de son premier mandat, cette institution a mené des débats et des réflexions constructives, sur divers sujets intéressant la vie de la nation ; tels que l’éducation, la santé, l’accès à l’eau potable, l’emploi des jeunes, la réalisation des infrastructures, etc.  Le président de la République a expliqué aux conseillers que malgré tous les défis auxquels le Niger a eu à faire face ces dernières années,  le pays a enregistrés des progrès indéniables dans les domaines de développement.

La croissance est partie en hausse avec un taux de 6,7%. Le CESOC, a relevé le Chef de l’Etat, a une part de réussite dans tous ces progrès. Aussi, a poursuivi le Président de la République, pour cette deuxième mandature, « je demande au CESOC de nous apporter son inestimable apport par rapport au thème de la présente session qui porte sur la Renaissance culturelle et la modernisation sociale ».

Pour le Chef de l’Etat, « Durant ce second mandat, nous souhaitons que vous vous appesantissiez, Mesdames et Messieurs les conseillers, sur la modernisation sociale de notre pays. Aussi, me permettrez-vous de placer la présente session inaugurale sous le thème de la renaissance culturelle, notamment de la modernisation sociale. Dans cette perspective, il y a des valeurs  et des contre-valeurs que nous vous invitons  respectivement à  contribuer à promouvoir ou  à combattre.

La modernisation sociale que nous voulons, doit renforcer la cohésion et la stabilisation de la cellule familiale. Etre père et mère sont des fonctions. 

La famille est une institution, la première institution de base de notre organisation sociale. Elle doit servir de vecteur en vue de transmettre les valeurs culturelles et de combattre les contre-valeurs.

Les valeurs, sur lesquelles l’accent doit être mis, vont du respect de la loi ( et donc de l’autorité) à la culture d’entretien en passant par la justice, l’égalité y compris celle du genre, la paix, la sécurité, l’unité nationale, le sens du devoir, le patriotisme, la solidarité,  la tolérance, le respect des  droits  humains, le cousinage à plaisanterie, la défense de l’intérêt général, le respect du bien public, le respect des engagements pris  et de la parole donnée, la discipline, le courage, la patience, le sens de l’honneur, l’intégrité, la dignité, la persévérance, l’esprit d’initiative, l’esprit de curiosité  et la soif du savoir, un niveau d’aspiration élevé, l’esprit de compétition, la recherche de la performance, l’esprit d’épargne, etc.

Je souhaite que vous, Mesdames et Messieurs  les conseillers, parce que pénétrés  des valeurs de notre société dont vous reflétez toute la diversité, puissiez méditer sur cette liste en vue, au besoin, de son enrichissement. Je souhaite de votre part la même réflexion sur la liste des contre-valeurs qui vont  de la vénalité à l’ostentation et au gaspillage en passant par l’égoïsme, le népotisme, le clanisme, le tribalisme, le régionalisme, le communautarisme, le fatalisme, la superstition, les fausses rumeurs, la jalousie, la tromperie, la calomnie, la médisance, l’ingratitude, l’hypocrisie, le mensonge, l’arrogance, l’incivisme, l’oisiveté, la paresse, le parasitisme,, la mendicité, la mentalité d’assisté, les mariages précoces ou forcés, la dépravation des mœurs la violence, etc »…

Abordant la question des mariages précoces et de la famille, le Président Issoufou a insisté « sur les mariages précoces et forcés, sur la scolarisation des jeunes filles, sur la transition démographique, sur l’unité nationale,  sur la corruption, sur la salubrité et la protection de l’environnement.

Pour que la famille joue son rôle d’institution de base de l’organisation sociale,  pour qu’elle joue son rôle de gardienne de la morale et des valeurs, il faut nécessairement  que le mariage soit un acte volontaire et non forcé. Par ailleurs, pour assumer les responsabilités de père et de mère, c’est-à-dire d’éducateur et d’éducatrice, de gardien et de gardienne des valeurs, il faut une certaine maturité qui ne peut généralement être acquise qu’avec l’âge.

Dans tous les cas, comment une fille, forcée au mariage, peut-elle participer avec enthousiasme à la gestion du foyer commun ? Pour ceux qui sont prompts à invoquer les arguments religieux, je leur demande de méditer ce hadith du prophète (PSL) : un jour, une jeune femme était  allée voir le prophète (PSL) Lui déclarant que son père voulait absolument la contraindre au mariage. Le prophète (PSL) lui laissa le choix de refuser ou d’accepter.  Par ailleurs, l’Islam reconnaît que la femme peut s’élever au plus haut niveau de spiritualité et ne saurait être invoqué pour empêcher la scolarisation des jeunes filles.

D’ailleurs, indépendamment de l’utilité politique, économique et sociale de l’école, avoir un bon  niveau d’éducation et d’instruction peut, sans  doute, aider un père et une mère à mieux  assumer leur responsabilité au sein de la famille. Le Gouvernement doit donc être félicité pour avoir adopté, récemment, un décret protégeant la scolarisation de la jeune fille. Ce décret doit être largement popularisé, en particulier par vous, Mesdames et Messieurs les Conseillers .L’école peut contribuer à  se mettre à l’abri de cette mise en garde  du coran : « et ne vous exposez pas au péril par vos propres mains ».

N’est-ce pas s’exposer au péril par ses propres mains que de faire, par exemple, des enfants que vous ne pouvez ni nourrir, ni éduquer ni soigner ? Que dire des grossesses rapprochées qui fragilisent la santé  de la mère  comme  de l’enfant ? N’est-ce pour cela que l’onanisme était permis du temps du prophète (PSL) qui, en y faisant allusion, avait dit : « si cela était mauvais, cela le serait pour la Perse et Byzance »,  empires considérés, à l’époque, comme les plus puissants  et les plus prospères du monde ? »

Le Chef de l’Etat a poursuivi ses propos en disant que « La modernisation sociale que nous voulons, c’est aussi la détribalisation à travers la lutte contre le clanisme, le tribalisme, le régionalisme et le communautarisme. Nous sommes tous des citoyens égaux en droits et en devoirs dans une République une et indivisible. C’est là, l’un des principes fondamentaux de notre constitution. Les replis identitaires sont non seulement anticonstitutionnels mais aussi  contre nature, comme le prouvent les méfaits de l’endogamie liés à la consanguinité et ses incidences sur les maladies génétiques et les malformations.

La nature nous recommande, non pas le repli sur soi, mais l’ouverture.

Sur le plan religieux, tous les croyants sont frères. En particulier, l’Islam prêche l’égalité universelle : tous les êtres humains, proclame-t-il, sont égaux comme les dents d’un peigne. Sensibilisez les citoyens, Mesdames et Messieurs les Conseillers, afin qu’ils restent soudés car c’est union qui constitue notre force. Sensibilisez les aussi par rapport à cette plaie que constitue la corruption. J’entends souvent dire que c’est notre société, elle-même, qui tolère la corruption.

Cela n’est pas vrai,  car celle-ci est condamnée, sans appel, par le coran  et par les autres livres saints: « ne dilapidez pas vos biens entre vous pour des vanités et ne  les utilisez pas pour obtenir la faveur des juges et dévorer injustement et sciemment une part des biens d’autrui » (Al Baqra, sourate 2, verset 188).

Faisons l’inventaire de tous les hadiths et de tous les versets  qui condamnent la corruption et efforçons  nous de les diffuser dans toutes les couches de notre société. Il doit en être de même de la salubrité et de la protection de l’environnement : « la propreté est la moitié de la foi » ; « si un musulman plante un arbre ou ensemence un champ et qu’un être humain, un oiseau, ou un animal mange de ce qu’ils auront produit, il sera récompensé comme s’il a donné en charité » ;

« va de l’avant, à condition que ce soit à titre de bienfaiteur et non de voleur, de cultivateur et non de destructeur ».

C’est dire que l’Islam, comme les autres religions, réprouve la destruction de l’environnement ».  Aux hommes et femmes qui composent le CESOC, le Président Issoufou Mahamadou a dit  « qu’ils sont pénétrés des valeurs de notre société », et c’est pourquoi il leur a demandé de s’y investir davantage car, devait-il préciser, le mandat que vous entamez ne sera pas aussi de tout repos, comportant lui aussi des défis à relever sur le développement des secteurs sociaux de base.

À propos Administrateur

8 plusieurs commentaires

  1. JE N’APPRECIS PAS LES PROPOS DE TONTON JACQUOU. MAIS JE LOUE SA FRANCHISE. IL N’EST PAS HYPOCRATE, DONC LA REPARATION EST POSSIBLE. AVEC L’AVÈNEMENT DE B.H. CHEZ NOUS, ON SAIT DESORMAIS QUI EST ETHNO-REGIONALISTE ET QUI NE L’EST PAS.

  2. De tous les discours du PR, celui là me va droit au coeur, c’est ça la responsabilité. orienter le peuple sur le droit chemin, le chemin de la verité , de l’unité…c’est réussit

    • est ce que lui il travaille avec la verite ? gouverment de 42 ministres, 172 deputes, qui connait le nombre de conseillers dont le plus nuisible SANOUSSI JACKSON le divisionnaire, l’hypocrite, le mauvais, le

  3. moi je vois même pas l’utilité d’une telle institution. Budgétivore seulement. Caser les amis et connaissances qui sont grâcement rémunérés sur le dos des pauvres nigériens déja meurtris par cette satanique Loi de finances 2018.

  4. UN PRESIDENT TRAVAILLEUR.

  5. Bien à Vous Président,

    Excellente thèse. Sauf que vous devriez commencer à l’appliquer au niveau même de l’exécutif. Que dire de la drogue dans les écoles, de débauche sexuelle dans les quartiers de Niamey, des caves d’alcool frelaté?, tout ça au vu et au su de ton régime. Dans trois ans incha Allah, vous nous direz merci et au revoir, donc ne nous laissez pas ces saletés sinon, vos discours n’auront servi à rien. J’apprécie davantage vos qualités intellectuelles de très haut niveau, et cela n’en déplaise à certains. Gérer la rue, est la meilleure réussite politique.

    Qu’Allah vous assiste.

  6. Issoufou Mahamadou parler de MORALISATION, c’est comme une pute qui disserte sur la vertu. NO COMMENT

  7. Issoufou Mahamdou, si tu es sincere avec toi meme, tu sais ce qui te reste a faire. Fais le ou ferme ton bec, comme tu l´as lachement fais avec la Loi de finance de massaoudou et toutes les autres affaires sordides qui touchent les nigeriens.

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