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Signature d’un protocole au Ministère en charge des Affaires Etrangères : Le Niger s’associe au Système des Nations Unies pour assurer la protection aux enfants

Le système des Nations Unies et le gouvernement du Niger sont désormais officiellement liés par un protocole sur les enfants associés aux forces ou groupes armés. La signature de l’acte a eu lieu hier entre le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération, de l’Intégration africaine et des Nigériens à l’extérieur M. Ibrahim Yacoubou et le coordonnateur résident du système des Nations Unies, M. Fodé N’Diaye en présence de la représentante résidente de l’UNICEF au Niger.

Avec la situation sécuritaire marquée par la présence des groupes armées et des groupes terroristes dans la région sahélo saharienne, force est de constater que ces différents groupes recrutent ou enrôlent souvent les enfants malgré eux dans leurs rangs comme combattants ou captifs. Lors des opérations militaires, certains sont pris et détenus dans les maisons d’arrêt où ils croupissent.

Le protocole d’accord que viennent de signer le gouvernement du Niger et le Système des Nations Unies a pour objectif essentiel de garantir la protection à ces enfants présumés associés aux groupes armées ou terroristes. Cette signature témoigne de l’attachement du Niger à l’Etat de droit, aux respects des normes, principes et instruments juridiques internationaux relatifs à la protection des droits de l’enfant.

Après avoir apposé sa signature sur le document, le ministre en charge des Affaires étrangères confirme ainsi l’appréciation très positive qu’a la communauté internationale du Niger quant au respect de ses engagements internationaux. Le ministre Ibrahim Yacoubou de réitérer les engagements du gouvernement à travers les ministères de la Défense nationale, de la Justice, de l’Intérieur et celui de la Protection de l’enfant.

Ainsi, a-t-il dit, le Niger s’engage à assurer le traitement diligent des affaires concernant les enfants détenus en lien avec les groupes armés, à les prendre en charge et à les réinsérer socialement, de concert avec l’appui de l’UNICEF. En outre, le Niger s’est engagé à remettre aux services de la protection de l’enfant, les enfants capturés et ayant été associés aux activités des groupes armés pour leur transfert dans le centre de transit et d’orientation à l’exception des cas de commission de crime flagrant.

Dans les centres de détention le gouvernement réitère son engagement à séparer les enfants des adultes, les filles des garçons tout en portant une attention particulière aux filles, à traiter les enfants non nigériens selon les mêmes processus de prise en charge et de transfert. Le ministre Ibrahim Yacoubou a rassuré le Système des Nations Unies quant au respect strict des textes nationaux et internationaux relatifs à la protection de l’enfant.

Pour le coordonnateur résident du Système des Nations Unies au Niger, la signature dudit protocole confirme effectivement le respect des engagements du gouvernement nigérien et de ses obligations résultant de la ratification des instruments juridiques internationaux sur les droits de l’enfant.

« Outre la Charte africaine des droits de l’enfant, la convention relative aux droits de l’enfant et son protocole additionnel sur l’implication des enfants dans les conflits armés, le Niger est partie prenante aux Principes Directeurs de Paris relatifs aux enfants associés aux forces ou groupes armés» a dit M Fodé N’Diaye. Le coordonnateur du SNU a affirmé que la signature du protocole, qui intervient à quelques jours des dix années de mise en œuvre des Principes Directeurs, place le Niger parmi les pays qui donnent un exemple de «ce qu’il est possible de faire même dans les situations où les enfants, contraints ou non à s’enrôler, ont été arrêtés avec des adultes soupçonnés d’association avec le groupe Boko Haram ».

Le premier responsable onusien au Niger, a également évoqué, non sans se réjouir, les initiatives prises par le système judiciaire nigérien pour que les mineurs soupçonnés d’association avec les groupes armés, incarcérés dans les maisons d’arrêt bénéficient de liberté provisoire afin de permettre les services sociaux de préparer leur réinsertion et leur réintégration familiale. Selon Fodé N’Diaye, ces initiatives permettront au gouvernement de se conformer aux engagements pris dans l’optique de la réalisation des droits de tous les enfants sans distinction aucune.

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Zabeirou Moussa(onep)

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Un commentaire

  1. On nous parle toujours, des protocoles, des accords, des partenariats, des projets, des dons et aides sous régional et international. Théoriquement des milliards pour assister le Niger dans des domaines différents à travers des financements, mais toujours rien dans le sens du développement général des conditions de vie la jeunesse (qui constitue le corps de la population du pays). Ce qui fait encore mal, les partenaires envoient au Niger des représentants (sous forme des travailleurs expatriés) pour venir bouffer les financements prévus. Dans une étude, j’ai vu que plus de 70% du budget d’un projet est consommé sous forme des charges de fonctionnement (véhicules, villas, hôtels, avions, missions, salaires, confort total) plus les surfacturations à peine 15-20% sont réellement investis.
    En gros, nous même les Adultes (jeunes avec plus de 30 ans), on a besoin de protection !
    A 35 ans chômeur, sans emploi, sans revenu, sans prise en charge médicale ou autre.
    Une population à majorité jeunes, un taux d’industrialisation le plus faible au monde, une baisse continue du niveau scolaire, une anarchie dans la délivrance des licences (d’ouverture) aux écoles professionnelles, aucune stratégie dans l’orientation des formations des jeunes bacheliers, des milliers des diplômés sortent chaque année pour une offre d’emploi très limité, aucune transparence dans les recrutements public ou privé (basé sur le système P.A.C), aucune source ou soutien pour faire un commerce, dédouanement élevé et aucune souplesse fiscale pour les jeunes entrepreneurs, compétence troquée contre l’appartenance politique-ethnique-autre, ……..
    Quand on aura des solutions à tous ces points (contraintes, handicapes, barrières,) nous pourrons protéger nos parents, enfants, frères, sœurs et femmes.

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