Avant de rentrer dans le vif du sujet permettez-moi de dénoncer le silence coupable de nos amis forumistes comme boukari, citoyen responsable, KK, Termit, Soufiani, et les autres face à la décente aux enfers de l’école nigérien. Même Tamtaminfo semble adopter la même attitude. S’il y a un sujet d’actualité qui devrait être au centre des débats et des médias, c’est bel et bien celui-là, au lieu de nous servir des diatribes politiques et partisanes inutiles.
Conformément à la loi internationale des droits humains, les États parties ont des obligations spécifiques de respecter, protéger, promouvoir et accomplir les droits reconnus dans les traités. Ils doivent également prendre les mesures nécessaires pour garantir les droits établis par les traités des droits humains dont le droit à l’éducation entre autres. Mais, en dépit des multiples promesses contenues dans le programme de campagne électoraliste d'IM et dans la DPG de Brigi, le gouvernement des roséens s’engage dans le labyrinthe de la mal gouvernance en léguant aux calendes grecques la satisfaction des besoins fondamentaux de nos vaillantes populations et les aspirations au développement, au profit du partage, de la politique politicienne, de l'amateurisme et de l'inertie.
En effet, depuis les régimes irresponsables de la décrispation et celui de l’AFC, l’école nigérienne n’a pas connu un tel niveau d’incertitude et de déliquescence. Par son amateurisme, le régime actuel a dégarni les établissements scolaires en enseignants craie en main pour les nommer à des postes politiques et de l’administration territoriale. On se permet même de créer de nouveaux postes techniques comme les Directeurs Départementaux de l’Education devant coiffer les inspecteurs classiques du secondaire, de Base 1, du Franco-arabe et de l’alphabétisation ; avec tout ce que cela comporte comme conséquences néfastes sur l’efficacité et l’efficience de l’administration scolaire. Aujourd’hui, il est fréquent de rencontrer des établissements entiers ne disposant pas du tiers ou de la moitié de l’effectif d’enseignants requis et les profs de Maths et de physique-chimie font défaut dans l’écrasante majorité des collèges et lycées de ce pays. Sans oublier que pendant le régime mafieux de la transition et même après, les roséens et leurs alliés militaro-civiles s'étaient permis de créer des CEG et CES à tord et à travers pour contenter leur électorat, sans pour autant planifier leur dotation en enseignants. D'ailleurs, d'aucuns ironisent pour dire que les roséens ont poussé la désinvolture tellement loin qu'ils se sont permis de créer un CEG au hameau de culture de Dan Daji où naquit Issoufou MAHAMADOU. Le plus grave est que l’administration scolaire, à tous les niveaux, brille par son irresponsabilité et son incompétence à résoudre les problèmes de l’éducation. Où sont passés les « intellectuels-vedettes » des bidasses de la transition, comme ces improductifs enseignant-chercheurs roséens qui promettaient monts et merveilles et qui défendaient mordicus l'indéfendable. Où sont passées les Bazoum, Massaoudou, Alkache Alhada, Alhousseini, Sidibé CDTN, et autres OSC satellites. Lorsque je disais que les roséens causent plus qu'ils n'agissent, c'est en connaissance de cause et les faits ne font que confirmer cette triste réalité.
Bref, le premier gouvernement de la 7ème République s’est enlisé et il n’est plus en mesure d’accomplir sa mission. Sous d’autres cieux, IM et son équipe devrait tirer les conclusions qui s'imposent et opter pour le Hara Kiri, comme au temps des valeureux samouraï. Les roséens pourraient peut être me taxer d’incitation au suicide, mais qu’ils comprennent que trop c’est trop, car la déconfiture actuelle de notre système éducatif mettrait en rogne le plus flegmatique des grands moines bouddhistes du temple de Shaolin.
