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ACTUALITE - CONTRIBUTIONS - 1 décembre 2021

Bras de fer entre pharmaciens et la DGI

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Le bras de fer entre l’ordre national des pharmaciens du Niger et la DGI relatif à la facture certifiée a failli connaître, hier nuit à partir de 00 heures, un épilogue dangeureux avec l’injonction du Conseil National de l’Ordre National des pharmaciens qui avait intimé à tous les pharmaciens de maintenir portes clauses et d’arrêter toute forme de facturation.

Le Conseil National de l’Ordre des Pharmaciens avait informé également la population « qu’il ne sera pas aux pharmaciens de continuer à maintenir leurs structures ouvertes, car ils seront en violation de l’article 368-bis du Code général des impôts, qui assujettit les contribuables à utiliser un système électronique certifié de facturation homologué par la DGI et que les impacts issus de cette situation ont dus à l’intransigeance de l’administration fiscale ».

 D’après plusieurs sources, la majorité pour ne pas dire la totalité des pharmacies surtout de la ville de Niamey avait répondu massivement à cette injonction au grand dam des populations désemparées qui ne savaient plus à quel saint se vouer.

Selon certaines informations, même les pharmacies de garde allaient être fermées à partir de minuit, car elles ne pouvaient plus émettre des reçus faute du fameux « césame » de de la DGI.

N’eut été l’implication personnelle du Président de la République,  SE Mohamed Bazoum on allait connaitre le pire hier.

 En effet, le protocole signé avec les pharmaciens et la situation d’homologation de leurs logiciels ont été rendus possibles par cette implication du Chef de l’Etat.Celui-ci soucieux du devenir et de la santé de ses concitoyens s’est investi personnellement pour désamorcer la crise sous la conduite du Ministre des Finances M. Ahmat Jidoud 

Comment en est-on arrivé à cette extrémité dans un pays où les médicaments sont vendus à 99 % par des officines privées et que le simple mal de tête conduit à une ordonnance ?

Qu’allaient devenir les malades face au « manque » de médicaments ? Quel allait être le sort des cliniques privées, établissements sanitaires publics où les malades sont pris en charge grâce à l’achat des médicaments ?

Autant des questions qui méritent une réponse claire et rapide.

En attendant d’avoir la réaction de la DGI, disons simplement que la santé n’a pas de prix.

Autant la DGI doit se moderniser pour éviter les fraudes fiscales et autres abus, autant la population a droit à la santé, donc à l’accessibilité des médicaments.

Ce bras de fer inutile doit être résolu et ce, dans les meilleurs délais.

Par Ibrahim Aghali (Web Contributeur)

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