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ACTUALITE - CONTRIBUTIONS - 15 février 2021

Déclaration de presse du Cadre d’Action pour la Démocratie et les Droits de l’Homme…

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Réuni ce 14 février 2021, en session extraordinaire à l’effet d’apprécier la situation socio-politique nationale consécutive au lancement de la campagne du deuxième tour des Présidentielles du 21 février 2021, le Comité Exécutif National du Cadre d’Actions pour la Démocratie et les Droits Humains (CADDRH) rend publique la déclaration ci-après :

Le 31 janvier 2021 a été donné le coup d’envoi de la campagne pour le deuxième tour des élections présidentielles dans notre pays. Un deuxième tour qui fait suite à l’organisation et la tenue d’élections législatives couplées aux présidentielles du premier tour qui ont été d’une exemplarité particulière : une exemplarité fondée sur la sérénité, la transparence, et une large participation populaire.

La crédibilité de cette échéance est confirmée par la publication de différents rapports d’observation tant nationaux qu’internationaux : le Niger y a été chaleureusement félicité et cité en exemple.

Ce deuxième tour, qui se tiendra le 21 février 2021 opposera Mr Bazoum Mohamed qui a recueilli 39,30% du suffrage à Mr Mahamane Ousmane qui a été crédité de 16,98%.

Mais force est de constater qu’à l’issue d’une semaine de campagne électorale, des propos et évènements d’une particulière gravité polluent l’atmosphère politique jusque-là sereine et interpellent tout nigérien soucieux de la stabilité et de la prospérité de notre chère patrie.

En effet, le CADDRH constate :
– Une permanente volonté de discréditer la Cour Constitutionnelle et les arrêts qu’elle a rendus de la part des partis et personnalités soutenant le candidat Mahamane Ousmane.

Le débat sur l’article 47 étant définitivement clos, les jérémiades et autres critiques relèvent du jet de discrédit sur la Cour Constitutionnelle et sont passibles de poursuites judiciaires.

Faut-il le rappeler, les décisions de la Cour Constitutionnelle ne sont susceptibles d’aucun recours comme le stipule l’article 134 de notre Constitution ;
– Une tentative effrénée de décrédibiliser la CENI et le processus électoral alors même que les représentants de cette opposition siègent désormais en son sein.

Certainement que cette posture procède d’une sournoise volonté d’ouvrir la voie à des contestations électorales et autres dérives violentes dont les signes annonciateurs sont déjà manifestes ;
– L’émergence d’un discours de haine et de promotion de la violence savamment distillé au sein de l’opinion au cours des rencontres publiques et souvent clandestines ;

– Des velléités désormais manifestes visant à diviser les nigériens sur la base de discriminations ethnique et raciale en témoignent les propos grossiers antinationaux tenus par les alliés du candidat Mahamane Ousmane ;

– La pratique de violence par des jeunes activistes de l’opposition qui s’attaquent aux matériels de campagne, caillassant des véhicules, s’en prenant aux effigies et autres panneaux publicitaires de la partie adverse ;
– Et la recrudescence des messages haineux, des mensonges et attaques personnelles d’une rare virulence sur les réseaux sociaux contraires à la pratique démocratique et à la culture nigérienne.

Eu égard à tout ci- dessus mentionné, le Cadre d’Actions pour la Démocratie et les Droits Humains :

1- Appelle les différents acteurs politiques à œuvrer, dans le cadre de ce scrutin, au respect strict de la légalité et à s’écarter de toute dynamique

susceptible d’impacter négativement sur la paix, la cohésion sociale et la
démocratie si chèrement acquise ;
2- Demandeauxdeuxcandidatsenlicedeprivilégierlaprésentationdeleurs
programmes aux populations afin de les y convaincre et se faire élire ;
3- Fustigelesattitudesetcomportementsdecertainsalliésparticulièrement ceux du candidat Mahamane Ousmane qui se spécialisent dans la
désinvolture, l’acrimonie, l’outrage, l’antinationalisme et l’illégalité ;
4- Demande au candidat Mahamane Ousmane de se démarquer officiellement de ces alliés qui professent la haine et le racisme, à moins
qu’il les cautionne ;

5- DemandeausieurHamaAmadoudeprésenterdesexcusespubliquesaux
communautés nationales qu’il a stigmatisées en particulier et aux
nigériens en général ;
6- Rappelle que seules les urnes détermineront le successeur du Président
Mahamadou Issoufou qui a le mérite, il faut le rappeler, d’être le maître d’œuvre d’une première au Niger à savoir le passage démocratique et pacifique du pouvoir d’Etat ;
7- Appelle la justice à prendre toutes ses responsabilités par rapport à des agissements attentant à l’ordre public et nuisant à la quiétude sociale ;
8- Enfin, appelle tous les nigériens sincères à inscrire leurs actions et leur
activisme dans le strict respect de la légalité, de nos institutions républicaines et de la préservation de la paix.

En tout état de cause, le Comité Exécutif du CADDRH fidèle à son engagement républicain assurera la veille citoyenne et combattra avec toutes ses forces toute tentative ou opération visant à déstabiliser le processus électoral en cours et par conséquent notre chère patrie le Niger.

Vive le Niger !

En avant pour des élections libres, transparentes et apaisées !

Fait à Niamey, le 14 février 2021

Pour le CEN du CADDRH le Président Ousmane Abdoul-Moumouni

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