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ACTUALITE - CONTRIBUTIONS - Politique - 6 juillet 2017

GENERAL DJIBO SALOU L’histoire secrète d’une candidature en 2021 !

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Le général Djibo Salou

C’est le tube de ce début d’été 2017, la candidature du général quadruple étoilé, Djibo Salou, l’homme du 10 février 2010 tombeur du très controversé régime de la Sixième République tazarchiste de Tandja Mamadou, à la présidentielle de 2021. Des journaux de la place ainsi que les réseaux sociaux en ont fait, ces derniers temps, leurs choux gras. Dans beaucoup de milieux politiques, le sujet est présent, les gens se demandant les uns les autres si cette histoire était vraie ou fausse.

Les plus sceptiques se disaient que c’était-là une unième comédie dont seuls les journaux proches de l’opposition politique nigérienne avaient le secret, habitués en cela pour vendre du papier à un lectorat très friand du sensationnel même le plus irréaliste, comme par exemple l’existence d’un  »deal » entre le Président Issoufou et le général Djibo Salou pour 2021 !

Par contre, certains, de bonne foi, sont de plus en séduits par l’éventualité de cette candidature, car pour eux, il n’y a jamais de fumée sans feu. Pour tirer tout cela au clair, votre journal a cherché à savoir auprès de sources dignes de foi ce qu’il en est au juste, c’est-à-dire comment toute cette histoire est née et s’est amplifiée depuis. Les lignes qui suivront pourraient choquer certains esprits imbus sans doute de l’idéal républicain qui fait de chaque individu l’égal de l’autre au sein de la société et que seul le mérite républicain permet de distinguer les uns des autres. Mais pour appréhender véritablement la question qui nous préoccupe ici, ce détour inhabituel dans des considérations d’un autre âge s’impose.

Le retour des vieux démons de la politique nigérienne

Les dernières élections générales de 2016 avaient fini par consacrer une fracture nationale entre le régime de la renaissance brillamment reconduit et une opposition politique laminée électoralement qui avait vu tous ses espoirs de venir au pouvoir s’envoler les uns après les autres. Dans notre édition parue au lendemain de la proclamation définitive des résultats du double scrutin présidentiel et législatif de mars 2016 par la Cour Constitutionnelle, nous établissions justement une cartographie territoriale des forces politiques qui faisait du PNDS/Tarayya la première force politique du Niger avec une déferlante rose qui s’étendait de Téra à Bilma et un confinement du Lumana/FA aux rives du fleuve Niger et dans une partie du Boboye.

En effet, l’exacerbation et l’exaltation de sentiments identitaires durant la seconde moitié du premier mandat du Président Issoufou, comme arguments politiques par certains acteurs politiques bien connus, avaient fini par pervertir le combat politique en le rendant vain et sans objet. Par contre, du côté du Président Issoufou, l’idée de rassembler l’ensemble des Nigériens autour d’un gouvernement national n’avait jamais failli, en dépit de nombreux obstacles que certains n’avaient cessé de dresser sur le chemin de l’unité.

Pour l’enfant de Dandadji, il était parti d’un constat simple : les différents régimes de transition militaire que le Niger a connus au cours de son histoire ont semblé mieux marcher que les régimes dits démocratiques. Pour lui la raison en est toute simple : ces régimes de parenthèse démocratique sont toujours le résultat d’une alchimie bien réussie entre ce qu’il y a de meilleur dans toutes les composantes de la société, c’est- à-dire que chaque parti politique y envoie les meilleurs de ses lieutenants pour former le gouvernement !

Au finish donc, la réunion de ces grands talents ne peut que donner de bons résultats, tout comme les abeilles disposant des bonnes fleurs ne peuvent que produire du bon miel. Alors, si cela a marché avec des transitions militaires, pourquoi ne le serait-il pas avec des régimes démocratiquement élus ?

En réalité, nos pays sont en transition démocratique et le temps de trouver leur vitesse de croisière démocratique, il faudrait solidifier le fragile équilibre politique et social qui menacerait de rompre à chaque fois que les conditions de son raffermissement sont durablement ébranlées. Ainsi, pour le Président Issoufou, un gouvernement d’union nationale, qui n’est pas en soi, une négation des principes démocratiques (l’Allemagne contemporaine est dirigée depuis quelques années par une coalition de partis, la France de Macron est également dirigée aujourd’hui par un melting-pot de partis politiques et de société civile, lire d’ailleurs à ce sujet notre article consacré à la technique du dynamitage des partis politiques en France qui n’est pas sans rappeler un certain concassage des partis politiques au Niger inji l’ARDR), ferait largement l’affaire pour permettre au Niger d’accéder enfin à une stabilité politique et institutionnelle durable.

C’était cela l’unique préoccupation du Président Issoufou, lorsque, en 2013, il avait pris langue avec le MNSD-Nassara, principal parti de l’opposition de l’époque, pour la formation d’un gouvernement d’union nationale et tout le monde connait la suite. Face à la fortune qu’a connue ce gouvernement d’union nationale, le Lumana de Hama Amadou avait continué son isolement et se rétrécissait de plus en plus en se vidant progressivement de certaines composantes qui semblaient lui donner un certain ancrage national.

Au bout du compte, les arguments de bas étages ont aussi progressivement supplanté les convictions politiques et la ferveur républicaine. Dans certains journaux, dans certains médias té- lévisés, mais pire encore sur les réseaux sociaux où trône le tristement célèbre Ali Téra, le combat politique était totalement dévoyé pour prendre le chemin de la puanteur et des égouts nauséabonds de la culture de la haine de l’autre. Etre né à Bima ou à Téra, ou être issu de tel ou tel groupe linguistique n’ont rien en soi un quelconque mérite, mais sont seulement le résultat de simples contingences spatio-temporelles sans autres significations en dehors du simple hasard !

Heureusement, le peuple nigérien mûri par tant d’années d’expériences démocratiques a refusé de succomber aux sirènes du cortège funèbre attelé et mis en branle par les Ali Téra et consorts. Après ces rappels liminaires sur le contexte politico-social dans lequel avait vécu le Niger en cette fin du premier mandat et du début du second quinquennat du Président Issoufou, abordons à présent la délicate question de la candidature du Général Djibo Salou à la présidentielle de 2021.

Le fruit d’une réflexion

D’entrée de jeu, il conviendrait de préciser que la réflexion à laquelle nous ferons cas dans cet article n’est pas, à proprement parler, une idée qui viendrait du Bureau Politique du PNDS comme certains esprits simplistes aiment à présenter les choses dans les médias de l’opposition, encore moins un deal qu’aurait noué le Président Issoufou avec le Général Djibo Salou pour lui passer la main en 2021.

Ce dont il s’agit ici, ce n’est rien d’autre que le fruit de l’imagination fertile de quelques intellectuels, d’ailleurs minoritaires, au sein de la majorité qui, face à la montée de certains extrémismes politiques, essentiellement charriés par le Lumana et certains de ses militants, auraient, par anticipation, imaginé un épouvantail crédible et républicain afin de barrer la route à ces considérations d’un temps révolu.

Alors, ils auraient imaginé une candidature gagnante du Général Djibo Salou appuyée par la MRN pour la présidentielle de 2021 ! Cette candidature aurait l’avantage de couper l’herbe sous les pieds de tous ceux qui penseraient que la magistrature suprême du Niger serait une sorte de rotation entre les différentes parties du Niger, comme si cela était écrit dans la Constitution.

Qui mieux que ce Général, selon ces intellectuels, serait le mieux indiqué pour assumer cette responsabilité en 2021. Voilà d’où serait partie cette idée de la candidature de Djibo Salou en 2021. Certainement, les milieux lumanistes ayant eu vent de cette réflexion, somme toute valant ce qu’elle vaut, en ont cherché à la torpiller et à la coller au Président Issoufou. Evidemment, le Président Issoufou est loin, très loin de ce genre de considérations, car il n’est pas ce comploteur que certains esprits malveillants veulent lui attribuer l’étiquette.

Un proverbe du terroir peulh enseigne :  »la mauvaise foi ne saurait jamais noircir la blancheur du lait’. Voyez-vous, Issoufou Mahamadou n’est pas entré en politique par effraction comme certains (suivez mon regard), c’est la résultante de trente ans d’engagement politique depuis les bancs de l’université jusqu’à l’aube de la revendication démocratique au Niger. Pour matérialiser son combat politique, il a créé, animé et développé un parti politique qui s’appelle le PNDS -Tarayya.

Ce parti politique, naguère peut influent sur la vie politique nationale, s’est, à force de travail et d’abnégation, imposé aujourd’hui comme la première force politique du Niger. Par conséquent, il n’a point besoin de passer un deal avec qui que ce soit, fût-il Djibo Salou pour réaliser la première alternance dé- mocratique au Niger. En 2021, ce sera aux Nigériens de se choisir un Président comme ils l’ont fait en 23011 et en 2016.

Voilà donc, succinctement, l’histoire et la géographie de cette candidature tant redoutée par les lumanistes et tant commentée ces derniers temps par tous les milieux politiques confondus !

[author ]Adamu Bako (OPINIONS N° 375)[/author]

29 Comments

  1. Un ramassis de torchon nauséabond, des esprits faibles qui ramènent toujours le débat public à la question de l’identité de l’autre. Quand il y aura une vraie démocratie, In Shaa Allah, je prie Dieu de guider celui qui sera élu afin qu’il vous couper le fond d’aide au média et de vous laisser vous débrouiller avec vos propres fond ou d’actionnaire, comme ça la démocratie sera totale. La démocratie à l’américaine. Quand l’état vous octroie des fonds, c’est pour jouer le trois bras armée de la démocratie malheureusement vous ne faites que tresser des louanges, comme des griots, aux gouvernants en place. J’ai toujours honte de lire.

  2. Contribution : Le débat, l’idée ou la question de succession au sein du parti au pouvoir notamment le PNDS TARAYYA est un débat stéril et même de sens.
    En effet, ce dernier temps, la presse écrite assiste à un certain scenario juste pour tenter à tout prix créer un certain antagonisme malsain capable de faire éclater et le briser le « totem » d’unité et cohésion qui caractérise ce grand parti.
    D’ores et déjà plusieurs figures emblématiques comme celle du PM, de l’ex-Président de la Transition Salou Djibo et de Bazoum Mohamed et que sais-je encore. C’est tout à fait normal puisque nous sommes sur le champ politique. Mais le but de cette idéologie pour tout observateur averti est d’essayer de provoquer le naufrage de ce parti pour ne pas dire la division au sein de ce parti en tout cas jusque là inébranlable. Où du moins fragiliser son unité et sa cohésion.
    Pourront-ils, arriveront-ils, Dieu seul sait. Le moins qu’on puisse dire, Avec ce qui s’était passé tout récemment en France avec l’élection de Monsieur MACRON, il vaut mieux d’être vigilent quant au leadership et le management au sein de tout parti politique.
    En tout cas c’est qui est sûr, pour le Président de la République, tout ceci n’est qu’un débat stéril et vide de sens. c’est qui lui tient surtout à coeur, c’est le développement de son pays, la paix et la stabilité. Tout ceci n’est que des illusions et de l’abstraction. Merci

    En tout cas

  3. Ni Salou, ni Issoufou n’accepteront de répondre aux questions des Journalistes Nigériens. Ils ne les respectent pas, donc ces journaleux font du camé camé… Attendons de voir avec RFI à qui ils sont obligés de répondre…

    Il faut reconnaître que le contenu de l’article est pertinent et d’un bon niveau…si on sait lire.

  4. Les journalistes nigeriens sont pathetiques, peureux, et partisans du moindre effort. La plupart des articles kil nous font lire, ils les piquent a d autres organes de presse (jeune Afrik, rfi, afrik press…) et quand tu les lis(tamtaminfo,actu Niger, Niger diaspora, Niger info…), ils disent la meme chose. Il n y a aucune variete c est ennuyant. Si tout le monde parle d un deal entre IM et salou djibo mais diantre!! aller leur poser la question face to face au lieu de tourner autour du pot meme s ils le Nieront ,vous aurez quand meme essayer monsieurs les journalistes!!!

  5. Quand le journaliste part du postulat selon lequel MI a ete brillament re elu, alors tout le reste de l´analyse tombe a l´eau.

  6. Sans meme se donner la peine de lire CELA, TOTO A DIT se demande as tu une information addiitionnelle de l’interesse lui meme , Soldat Salou, pour pondre cela ?

    Treve de speculations ,approches le …..puis rends compte au lectorat……

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