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ACTUALITE - CONTRIBUTIONS - 24 mars 2021

Mobiliser les acteurs pour une synergie d’action contre la fistule obstétricale

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« Travaillons ensemble pour effacer la fistule de la carte de l’Afrique de l’Ouest et Centrale » déclare la présidente de la Fondation Tatali Iyali ,Dr. Lalla Malika Issoufou  

La présidente de la Fondation Tatali Iyali, Première Dame du Niger, Dr. Lalla Malika Issoufou, a présidé, le mardi 23 mars 2021, la table ronde sur le thème « partenariat renforcé et élargi : levier essentiel pour l’élimination de la fistule obstétricale », à Niamey. 

Le but de cette table ronde est de mutualiser les efforts, pour assurer la mise en œuvre efficace du plan régional pour éliminer la fistule obstétricale en Afrique de l’Ouest et Centrale. 

A cet effet, plusieurs stratégies et des engagements ont été pris pour une synergie d’action efficace conte la fistule en Afrique de l’Ouest et Centrale.   

Etaient présents à la cérémonie d’ouverture, la coordinatrice Résidente des Nations Unies, Luise Aubin, le directeur régional de l’UNFPA pour l’Afrique de l’Ouest et Centrale, M. Mabingue Ngom, etc.

Au cours de cette table ronde, des personnalités, notamment, Madame Sika Bella Kabore, Première Dame du Burkina Faso, Madam Fatoumata Barrow, Première Dame de la Gambie, Madame Mariem Dah, Première Dame de la Mauritanie, Madame Hinda Déby Itno, Première Dame du Tchad, Madame Fatima Maada Bio, Première de la Sierra Leone, Madame Ambari Azali, Première Dame de l’Union des Comores, etc. se sont adressées aux participants depuis leurs pays de résidence par visioconférence.  

Dans son allocution d’ouverture, la marraine de cette table ronde, la Présidente de la Fondation Tattali Iyali, la Première Dame du Niger, Dr. Lalla Malika Issoufou a mis l’accent sur l’importance de conjuguer les efforts afin d’éradiquer défensivement la fistule obstétricale. Selon elle, la fistule obstétricale est un problème de santé majeur pour les femmes. En effet, pour la plupart des femmes vivant avec ce handicap, ce sont des jeunes et adolescentes données précocement en mariage sans leur consentement. « J’ai une pensée particulière pour les femmes qui sont affectées et je voudrai saisir cette occasion pour leur souhaiter bonne guérison tout en leur rassurant que les maux et douleurs qui les assaillent et ressenties quotidiennement dans leur propre chair sont des maux et douleurs partagés avec l’ensemble des premières Dames ici présentes. Elles œuvrent inlassablement dans le renforcement de la lutte contre ce fléau. D’ores et déjà, nos gouvernements respectifs ont inscrit dans leur agenda comme priorité l’éradication de la fistule obstétricale » a déclaré Dr. Lalla Malika Issoufou, avant de rendre un hommage mérité aux Fonds des Nations Unies pour la Population qui a lancé en 2003 la campagne mondiale d’élimination de la fistule obstétricale. 

Elle a rappelé que, « la fistule obstétricale constitue une pathologie deshumanisante pour les victimes car elles sont généralement rejetées par les familles, discriminées, stigmatisées et montrées du doigt. C’est pourquoi, elles développent tout au long de leur vie, un sentiment de honte et un complexe d’infériorité ».

C’est pourquoi a indiqué, la 1ère Dame, lors du forum des Premières Dames de l’espace de la CEDEAO, en décembre 2017, à Niamey, le Président de la République du Niger son Excellence Issoufou Mahamadou, disait, je le cite : Ces femmes ne doivent pas être condamnées à passer le reste de leur vie dans les réduits des hôpitaux. Elles doivent pouvoir bénéficier d’une prise en charge médico-sociale y compris la chirurgie réparatrice pour améliorer significativement leur condition et leur permettre de reprendre leur place dans la société. Compte tenu de leur état d’extrême pauvreté, un élan de solidarité nationale et internationale est nécessaire, fin de citation »

 Par ailleurs la Première dame du Niger a rappelé que la situation actuelle des cas de fistule obstétricale nécessite une réponse collective des États concernés et des partenaires au développement.

Elle a rendu un hommage mérité aux Fonds des Nations Unies pour la Population qui a lancé en 2003 la campagne mondiale d’élimination de la fistule obstétricale, campagne qui s’articule autour de trois axes stratégiques : La prévention, le traitement et la réinsertion socio-économique.

Des efforts non négligeables sont en train d’être faits dans nos Etats dans les trois axes stratégiques de cette pathologie, avant de lancer « un appel à la mobilisation des ressources nécessaires en vue de mettre fin à cet attentat contre la santé et les droits humains des femmes et des filles, qui les dépouille de leur dignité et leur fait perdre tout espoir. Travaillons ensemble pour effacer la fistule de la carte de l’Afrique de l’Ouest et Centrale » .

Pour sa part, le directeur régional de l’UNFPA pour l’Afrique de l’Ouest et Centrale, M. Mabingue Ngom a remercié, les autorités du Niger d’avoir accueilli cette rencontre de grande envergure. « Je souhaite aussi adresser ma gratitude au Président Issoufou et à son gouvernement: le Président nous a fait l’immense honneur de nous rencontrer hier pour échanger sur le bilan de notre collaboration ».

En effet le directeur régional de l’UNFPA pour l’Afrique de l’Ouest et Centrale a particulièrement remercié toutes les premières Dames engagées pour l’élimination de la fistule. « Votre détermination à éliminer la fistule obstétricale est la manifestation d’une volonté forte à mener ce combat. Je remercie en particulier la première Dame du Niger, Son Excellence Dr Lalla Malika Issoufou, pour son engagement constant pour l’éradication de cette condition débilitante, qui empêche les femmes et filles affectées de réaliser leur plein potentiel » a ajouté le directeur régional de l’UNFPA pour l’Afrique de l’Oust et Centrale.

Pour M. Mabingue Ngom, le Fonds des Nations Unies pour la Population se félicite de cette initiative qui a pour but de renforcer les remobilisations autour de la fistule obstétricale, dont la persistance dans les sociétés constitue une entrave certaine à tous les efforts d’autonomisation de la femme africaine, et plus spécifiquement sahélienne. 

En effet, a-t-il indiqué, il est en effet possible de prévenir et de traiter la fistule. 

« Le mariage des enfants, les grossesses précoces et les mutilations génitales féminines sont des facteurs constitutifs de la fistule obstétricale. Le mariage des enfants est encore un fléau social dont l’ampleur est non négligeable dans notre région, où une fille sur dix est mariée avant son 15ème anniversaire. Ces fléaux ont tous en commun l’inégalité entre les sexes et des normes sociales, les violations graves des droits et de l’intégrité des filles et des femmes et empêchent leur autonomisation ». 

 Nous devons sensibiliser les communautés contre la violence basée sur le genre et les éduquer sur l’importance des accouchements assistés par un personnel de santé qualifié. Nous devons aussi les sensibiliser contre la stigmatisation et la discrimination associées à la fistule, qui sont encore très répandues, pour que finalement le silence autour de ce handicap soit rompu ».

Ainsi Mabingue Ngom a précisé l’investissement dans les femmes, les adolescents et les jeunes est essentiel pour l’émergence de la région. « Du Sahel au Golfe de Guinée, en passant par les bassins Bassin du Congo et du Lac Tchad, nous travaillons avec les gouvernements afin d’encourager le développement d’initiatives visant à aider les femmes et les jeunes à tirer le meilleur parti de leur vie et de celle de leurs familles. Nous devons travailler conjointement de manière efficace : les communautés scientifiques et les sociétés savantes, les organisations de la société civile, les ONGs, les leaders religieux et traditionnels, les agences du Système des Nations Unies, l’Union Africaine, les Commissions Economiques Régionales telles que la CEDEAO et la CEEAC, l’Organisation des Premières Dames et les gouvernements » a-t-il souhaité.

Les stratégies régionales pour l’élimination de la fistule, les perspectives de la CEDEAO, la CEEAC, l’OMS et l’ONU Femme en matière de lutte contre la fistule obstétricale, présentées lors de cette table ronde vont sans nul doute favoriser l’éradication de la fistule.

Par Tam-tam Info News

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