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ACTUALITE - CONTRIBUTIONS - Politique - 5 mars 2019

Ouverture de la première session de la Cour d’Assises de Zinder au titre de l’année 2019: 50 affaires inscrites au rôle

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La première session de la Cour d’Assises de Zinder pour l’année 2019 s’est ouverte le lundi 4 mars dernier, dans la salle d’audience de la Cour d’Appel sous la présidence du Président de ladite Cour, du Procureur Général et des autorités administratives et coutumières, civiles et militaires.

Il est inscrit au rôle de cette session qui durera 28 jours, 50 Affaires impliquant 87 personnes dont 20 cas de viol, 3 cas de tentative de viol, 4 cas de meurtre, 8 cas de coups mortels, 1 cas d’empoisonnement, 1 cas d’infanticide, 6 cas de vol qualifié, 2 cas d’incendie volontaire des lieux habités et 1 cas de demande de dommages et intérêts par les ayants –droits d’un coup mortel déjà jugé.

Pour le Procureur Général Près la Cour d’Appel de Zinder, M. Salissou Chaibou, si « les coups mortels, les vols qualifiés, les meurtres et même les assassinats constituaient à l’époque le pain quotidien des juridictions, il est aujourd’hui apparu d’autres formes de criminalité aux effets dévastateurs à savoir le trafic illicite des migrants, la traite des personnes, le trafic international de drogue à haut risque et le terrorisme ».

Cependant, a-t-il affirmé, le phénomène de la dépravation persistante des mœurs demeure car sur les 50 affaires, on note cinq cas de viol commis avec aide ou assistance et un commis sur des personnes sur lesquelles l’auteur avait autorité en l’occurrence le Maitre coranique qui violait ses disciples au lieu de leur inculquer le savoir. Le viol, a insisté M. Salissou Chaibou, est devenu dans cette région un phénomène de société dont la solution passe inéluctablement par la répression.

Le Procureur Général Près la Cour d’Appel de Zinder a lancé un appel en direction de certains chefs coutumiers qui, sous le fallacieux prétexte d’un règlement amiable le plus souvent au détriment de la femme, étouffent les affaires de viol et aux jurés de s’abstenir de prononcer des peines de complaisance. Car, « c’est ce qui encourage certains à récidiver et d’autres à tenter la sinistre aventure » a-t-il prévenu.

Par Sido Yacouba. ANP-ONEP/Zinder

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