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ACTUALITE - Economie - 19 mai 2021

Que faut-il espérer du sommet du 18 au 19 mai 2021, à Paris, sur la relance de l’économie africaine ?

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Une quinzaine de chefs d’Etat  africains, des hauts responsables européens et représentants d’organisations internationales se réuniront à Paris du 18 au 19 mai 2021,   pour discuter de la crise économique  causée  par  la pandémie COVID 19.

 Pour faire face à  la première récession économique africaine , il sera sans  nul doute discuté de  :
-« New Deal », annulation partielle de la dette,
– injections massives de liquidités.

 Quelle stratégie économique pour l’Afrique  afin de sortir de la crise ?

Sur le plan sanitaire, l’Afrique  a jusqu’ici été  épargnée  par la pandémie de Covid-19, grâce, entre autres , au protocole médical du Pr Didier Raoult , de la médicine traditionnelle africaine, et  du climat, ainsi,  officiellement  on a enregistré que quelques 130 000 morts au total, nettement inférieur aux bilans  des populations  : américaines (Etats-Unis : 584 000 morts, Brésil : 430 000 morts), européennes (France : 107 000 morts et Royaume-Uni : 127 000 morts) et Asiatique : (Inde : 262 000 morts).

La France a  invité  les cinq zones de l’Afrique  pour le  mardi 18 au 19 mai 2021, en vue de discuter de la relance économique africaine.

 Les cinq zones selon le découpage  aux relents néocolonialismes,  seront représentées. Ainsi,  le nord sera représenté par, la Tunisie et l’Egypte, l’ouest par  le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, le Togo, le Ghana, le Mali, le Niger, le Nigeria, la Mauritanie et le Sénégal, l’est par le Soudan et l’Ethiopie, l’Afrique centrale par,  la République démocratique du Congo et le Rwanda, et l’Afrique australe par l’Angola et le Mozambique.

 La Chine,  principal  créancier bilatéral de l’Afrique, ne sera présente que par visioconférence, sans son président, ce qui augure d’un autre sommet encore,  en plus.

Mais les premiers ministres, espagnol, italien, portugais, le président  du Conseil européen, Charles Michel, la présidente de la Commission européenne, Ursula Von der Leyen , le Haut représentant pour la politique étrangère, Josep Borrell, les directeurs d’institutions financières internationales,  le Fond Monétaire International , le FMI, la Banque mondiale, la BM,  la Banque africaine de développement, la BAD ,  seront  tous présents  à Paris.

En réalité la France en particulier et l’Europe en général sont plus touchées par la récession économique que l’Afrique. L’économie française est actuellement  sinistrée, la France importe mêmes  les simples bavettes, les appareils respiratoires, les vaccins, etc. de la Chine Populaire.
Les échanges commerciaux internationaux entre L’Europe et le reste du monde sont en baisse .

En réalité, les effets de la crise économique  ont été induits  par la crise européenne qui a  provoqué une baisse des exportations et du tourisme vers l’Afrique.

 La chute du produit intérieur brut, le  PIB en Afrique est moins forte que dans les économies avancées, selon certains   spécialistes.

Selon Professeur des universités en Sciences Economiques à l’Université de Lorraine,  Chicot Éboué,   « En France, on a un recul de 5,2% du PIB (NDLR : contre 2,1% pour l’Afrique) alors que le taux de croissance est deux fois inférieur à la moyenne africaine. Il est donc normal que le confinement intégral ait abouti au recul du PIB en Afrique. »

Les grands  pays industrialisés  du Nord ont  bénéficié des  plans de relance :  de 2000 milliards de dollars pour les USA  et 750 milliards d’euros, pour l’Europe, le sommet sur les économies africaines du 18 mai se penchera  sans doute sur  une possibilité  de  création  monétaire afin
d’ injecter des liquidités dont l’Afrique a besoin  pour la relance économique .

Les pays africains invités à Paris  auraient dû se consulter en mini-sommet  avant d’aller à Paris en ordre dispersé, pour parler d’une seule voix.

 L’Afrique a non seulement besoin de financements massifs  à long terme, pour construire des industries  en vue d’amorcer la mise en œuvre effective des  instruments   de la Zone de Libre Echange Continentale Africaine, la ZLECAF mais aussi d’une France autrement, d’une France moins égoïste, d’ une France  moins sournoise.

 Une annulation des dettes africaines, ajoutée à un apport massif  de liquidités, pourraient  aider à contourner les différents goulots d’étranglements mais à condition que la France joue franc jeu avec les pays africains.

 L’Afrique  doit se débarrasser du complexe d’infériorité  devant ces profiteurs, ces exploiteurs, très  rusés, de ses richesses et   amorcer son développement économique et social.

Par Issoufou  BOUBACAR  KADO MAGAGI

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