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ACTUALITE - Diplomatie - 15 juillet 2021

Une diplomatie active et dynamique : Le Niger au Conseil de Sécurité de l’ONU

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La diplomatie nigérienne pendant les 100 jours du Président Bazoum a bénéficié de l’aura de notre pays au Conseil de Sécurité de l’ONU. En effet,  notre pays a été élu au Conseil de Sécurité à un moment où il fait face à des menaces terroristes de plus en plus importantes en raison de la détérioration de la situation sécuritaire au niveau de cinq (5) de ses frontières et des répercussions directes des conflits au Mali et dans le bassin du Lac Tchad, la crise Libyenne ainsi que le phénomène de Boko Haram au Nigeria sans oublier la présence des terroristes à la frontière avec le Burkina Faso observée à partir de 2018.

C’est pourquoi dans ses prises de positions et déclarations, notre pays s’attèle à ressortir tous les sacrifices que consent le Niger en faveur du maintien de la paix et de la sécurité internationales, d’interpeller la Communauté internationale sur cette situation très délicate qui intervient à un moment où le Gouvernement nigérien est entrain de consentir d’énormes efforts pour le développement socioéconomique et politique du pays. Elle consiste également à ressortir le rôle de pilier que joue notre pays dans les efforts internationaux de lutte contre le terrorisme et dans la région, y compris la Force conjointe du G5 sahel et de la Force Mixte Multinationale, en ce moment où dans le contexte de la pandémie du Covid-19 les groupes terroristes cherchent à prendre avantage de la situation.

A ce niveau notre pays poursuit le plaidoyer pour que les initiatives prises par les États de la région, pour assurer la sécurité de leurs populations, soient pleinement prises en charge par le chapitre VII de la Charte des Nations Unies, au nom du maintien de la paix et de la sécurité internationales. Elle consiste aussi à sensibiliser la communauté internationale pour qu’elle agisse vite et efficacement au sahel au nom de la sécurité collective.

Le Président de la République, Mohamed BAZOUM  a participé pour la 1ère fois depuis son investiture, le mardi 8 juin à la réunion de haut niveau de l’Assemblée Générale virtuelle des Nations Unies sur le VIH/SIDA.

Cette rencontre qui s’est tenue par visioconférence a permis aux Chefs d’Etat du monde entier ou leurs représentants d’adopter les différents engagements et résolutions par rapport à la riposte mondiale au VIH/SIDA pour les 5 prochaines années.

Le Président de la République, Chef de l’Etat, SE Mohamed Bazoum a  également pris part par viséoconférence à un Débat Présidentiel du Conseil de Sécurité de l’ONU sous le thème, « Enfants et Conflits Armés ».

 Présidé par la Présidente de l’Estonie, ce débat s’est déroulé en présence du Secrétaire de l’ONU.

Dans sa déclaration lors de ce débat, le Président Bazoum a réitéré l’engagement du Niger à contribuer au renforcement de la protection des enfants dans les conflits armés, qui sont victimes des effets combinés  de crises humanitaires, des risques sécuritaires liés au climat, et de la précarité économique accentuée par la pandémie de la covid-19.

Pour le Chef de l’Etat, « dans la région du Sahel en particulier, le nombre d’écoles fermées du fait de la crise sécuritaire et des attaques contre les écoles perpétrées par les groupes terroristes a été multiplié par six depuis 2017, avec près de 5000 écoles fermées, perturbant l’éducation de plus de 700 000 enfants et privant plus de 20 000 enseignants de la possibilité d’exercer leur métier. 

Pour sa part, le chef de la diplomatie nigérienne, SEM Hassoumi Massoudou, a représenté notre pays, le 7 mai 2021, à une réunion de haut niveau par vidéoconférence, sur le thème « Maintien de la paix et de la sécurité internationales : Défendre le multilatéralisme et le système international centré sur les Nations unies ».

Le Ministre Massoudou a suggéré de “donner un nouveau souffle au multilatéralisme, en dotant le système des Nations Unies de moyens suffisants et efficaces lui permettant de remplir ses missions de façon adequate”. Car, “en effet, le monde tel qu’il était au lendemain de la seconde guerre mondiale est diffèrent de celui d’aujourd’hui et nos instruments en l’état actuel, ne suffisent plus à faire face aux grands défis contemporains, notamment les crises sanitaires, la pauvreté, les changements climatiques, le terrorisme, le crime international organisé, la cybercriminalité, etc”.

L’Afrique par exemple, qui participe pleinement aux travaux du Conseil de Sécurité n’a pas de siège permanent dans cet organe, malgré  sa participation active à plus de 50 % des réunions du Conseil de sécurité, 60 %  à l’élaboration de ses documents finaux et 70 % de ses résolutions assorties de mandats au titre du chapitre VII.C’est pourquoi la réforme du Conseil de Sécurité est aujourd’hui plus qu’indispensable.
Et de ce point de vue, mon pays souscrit pleinement à la position africaine commune telle qu’exprimée à travers le consensus d’Ezulwini, appelant à la pleine représentation de l’Afrique au sein du Conseil de Sécurité avec au moins deux sièges permanents, et un statut unique pour tous les membres permanents, notamment au niveau du droit de veto. Au-delà de la question de la réforme du Conseil de Sécurité, se pose également celle des autres institutions de Bretton Woods, tels la Banque Mondiale, le FMI et les autres institutions spécialisées.

Le Ministre d’Etat, Ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération, SEM Hassoumi Massoudou a participé à Rome en Italie à une rencontre sur la menace de l’organisation terroriste Daesh. Dans le discours qu’il a prononcé, le chef de la diplomatie nigérienne après avoir décrit les exactions de la nébuleuse terroriste depuis les années 2013 s’est appesanti sur les tentatives de Daesh de se réorganiser et de relancer ses activités criminelles à partir de 2020 en s’appuyant sur de nombreux groupes terroristes qui lui ont fait allégeance à travers le monde dont l’Afrique et plus particulièrement le Sahel.

Le Ministre Hassoumi Massoudou a reconnu que « cette guerre contre les alliés de Daesh coûte trop chère aux Etats de la ligne de front que sont le Niger, le Mali et le Burkina. Si nous devons la financer seuls, il nous faudra y consacrer toutes nos ressources et renoncer au développement. Si nous renonçons au développement, nous perdrons cette guerre. Pour gagner cette guerre qui doit être principalement menée par nos forces armées, il nous faut une forte solidarité des Nations démocratiques. Car, c’est au nom de ces valeurs communes de l’humanité que nous menons cette lutte contre le terrorisme et l’idélogie qu’il porte. »

Le ministre d’Etat, ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération, M. Hassoumi Massoudou, a représenté notre pays, du vendredi 18 au dimanche 20 juin 2021, aux travaux du Forum diplomatique d’Antalya (Turquie), tenue sous le thème : « Diplomatie innovatrice : nouvelle ère, nouvelles approches ». Ce forum a regroupé des Chefs d’Etat, des ministres des affaires étrangères, des représentants des organisations internationales des Nations Unies, d’universitaires, d’hommes d’affaires et de jeunes venus de plusieurs pays du monde.

Dans un exposé qu’il fait, le ministre d’Etat a largement présenté les contours de l’environnement sécuritaire qui prévaut en Afrique de l’ouest, notamment dans la zone sahélienne et le bassin du Lac Tchad, tout en rappelant que la principale cause de l’expansion du terrorisme dans ces régions, c’est l’intervention en Libye.

Attirant l’attention des participants sur le mobile de toutes ces agitations observées sur le plan sécuritaire, le ministre d’Etat a expliqué que le projet des terroristes n’est autre que celui de fonder des Etats islamiques un peu partout dans le monde. « Ils ont un projet, c’est un projet totalitaire. Aussi, il faut que l’ensemble des pays du monde se mobilisent pour combattre ces groupes terroristes dont la seule ambition est de détruire nos valeurs».

Le ministre d’Etat Hassoumi Massoudou a également participé, au cours de la même journée de samedi, à un panel sur les opportunités de coopération entre l’Afrique et la Turquie, puis à un autre portant sur l’industrie turque de l’armement.

En tant que membre du Conseil de Sécurité, notre pays doit concourir à la réalisation de la paix et de la sécurité internationales. A ce titre, il se prononce sur tous les points dont le Conseil se saisit.

Toutefois, du contexte sécuritaire et son exposition aux effets néfastes des changements climatiques et se corolaires, le Niger priorise un certain nombre de thématiques, à savoir :

-Climat paix et sécurité ;

-Femmes, paix et sécurité ;

-La situation des enfants dans les conflits armés, y compris l’éducation de la jeune fille ;

-La Coopération entre les Nations Unies et les Organisations régionales et sous-régionales, dans le domaine de la résolution des conflits.

 Notre pays se trouve parmi les membres non-permanents à avoir l’occasion de présider à deux reprises le Conseil de Sécurité pendant leurs mandats.  Le Niger a, pour la première fois de son mandat actuel, présidé brillamment le Conseil en septembre 2020. En effet, malgré des questions brûlantes, notre pays a su conduire les travaux du Conseil sur tous les points inscrits à l’ordre du jour du mois et a organisé quatre Événements marquants, dont deux au niveau ministériel et un au niveau de Chefs d’État et de Gouvernement.  La deuxième présidence du Conseil de sécurité par le Niger, interviendra en décembre 2021, coïncidant avec le dernier mois de son mandat de deux ans. Notre pays s’attellera à consolider les acquis de l’année 2020 surtout en ce qui concerne la situation sécuritaire au Sahel et la question du lien entre climat et sécurité.

Source: Tam-tam Mag (100 Jours d’Actions)

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